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Les Echos Judiciaires du 30 septembre 2014
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La bataille commerciale fait rage

La guerre contre l'Irak a causé des dommages collatéraux importants aux compagnies aériennes, en limitant sensiblement leur activité touristique. Et la plus importante du monde American Airlines a même frôlé la faillite. Tout étant rentré dans l'ordre, les réservations reprennent, mais la facture pèsera lourdement sur les comptes. Et la concurrence va devenir de plus en plus agressive.

En quelques années, le marché du transport aérien des passagers a connu de profondes modifications, essentiellement dues à la fin des monopoles nationaux, la France ayant suivi le mouvement en traînant quelque peu les pieds, afin de protéger Air France. Or, notre compagnie nationale qui, il y a dix ans, survivait à grands coups de subventions s'est peu à peu remarquablement redressée, affichant des bénéfices, tandis que le cours de l'action remontait. L'impact du conflit irakien l'a touché aussi, mais dans de moindres mesures.
La nouvelle concurrence vient aujourd'hui des nouvelles compagnies, dites «low-cost», pratiquant des prix très bas, au prix d'une moindre qualité des services et d'une productivité impitoyable. Ce fut d'abord un peu folklorique. Ryanair partait de Beauvais et proposait à 80 euros un aller-retour pour Dublin, destination relativement marginale. Puis sont arrivés Buzz, Easy Jet, Germania, Brinbaby qui se sont mises à faire de la publicité et à détourner des millions de clients à coups de réduction pouvant atteindre 50%, voire plus encore.
Dans un premier temps, c'est Airlib qui a pu espérer se transformer en ce type de compagnies et a proposé une série de vols à bas prix sur diverses destinations très fréquentées, dont les Antilles.
Malheureusement, Airlib ne s'est pas suffisamment restructurée pour travailler dans la cour des low-cost, agissant seulement sur les prix sans diminuer ses frais de façon suffisante. On sait ce qu'il en est résulté.
Air France se devait donc de combler le manque, au moins partiellement, et l'a fait par une politique de baisse des prix, aujourd'hui confrontée à l'augmentation du prix du kérosène l'obligeant à augmenter ses tarifs. Mais cette situation touche aussi tous ses concurrents.
Chez Air France, de nombreux tarifs, comme ceux de la gamme Evasion, sont inférieurs de 25%, à ce qu'ils étaient autrefois, en conservant les avantages de régularité et de services d'une compagnie régulière importante. Pendant quelque temps, il a semblé que les transporteurs bon marché allaient se multiplier. Mais il est bien difficile, sans importante couverture financière et solides réserves de s'aventurer sur ce marché.
Les compagnies régulières ont essayé de créer des filiales. Celle de Lufthansa, «Germania» ne décolle pas, celle de Klm, Buzz a fait beaucoup parler d'elle, mais largement déficitaire, a été rachetée par Ryanair. Lequel a immédiatement supprimé les destinations Buzz non rentables. En fait, il n'existe que deux géants, l'irlandais et pionnier Ryanair et l'anglais arrivé depuis peu, Easy Jet.
Ils ne représentent encore que 4 à 5% du marché, mais pourraient rapidement monter jusqu'à 20%.
Leur flotte est moderne, deviendra de plus en plus nombreuse. Comme elle doit être homogène, Ryanair a commandé une centaine de Boeing.
Misant sur Airbus, Easy Jet a acquis cent vingt appareils. Impressionnant si l'on considère le montant de la facture. Une nouvelle low-cost britannique, Now vient d'être lancée à prix unique, calculé sur la distance et non sur la date de réservation.
Et l'Italie se place sur ce marché avec Volare qui, comme Ryanair, est basée à Beauvais.
Airlib a laissé derrière elle un petit trésor, celui de ses 44 000 créneaux de vol à Orly. Ceux-ci ont été partagés entre Air France et diverses compagnies dont quelques low-cost et permettront notamment à Easy Jet très limité jusqu'ici sur cet aéroport de s'étendre. Ils auraient dû accélérer la progression d'une compagnie de charters toulousaine, Aeris qui avec sa modeste dotation de créneaux a lancé des vols sur Toulouse (destination de plus en plus sollicitée), Tarbes et Perpignan. Et a des projets de liaisons régionales. Mais se trouve confrontée actuellement à de gros problèmes de trésorerie.
On attend aussi le lancement d'une autre compagnie française à bas prix, Flyeco qui espère capter un million et demi de passagers. Un client de plus pour Beauvais, dont l'aéroport prend de l'importance et embarquement vers Carcassonne, Nîmes, Perpignan, Saint-Etienne et d'autres en discussions, plus Francfort, Rome. Allers pour la France à partir de 15 euros.
Les bradeurs aériens doivent pourtant faire preuve de réalisme, compresser les dépenses et augmenter les rendements. Les avions ne restent pas longtemps au sol et un simple incident provoque de gros retards. Pas de services gratuits à bord, réservations obligatoires par internet.
Et puis, on doit regarder de près les tarifs. Pour obtenir les plus bas, il faut réserver et payer longtemps à l'avance des billets non remboursables ou, s'ils le sont, au prix de lourdes pénalités.
Les tarifs montent ensuite assez vite, approchant parfois d'assez près ceux des compagnies régulières. Les aéroports de départ et d'arrivée n'étant pas toujours d'accès pratique, le temps du voyage s'allonge. Le plus souvent, les taxes d'aéroport ne sont pas comprises dans les prix d'appel. Les pénalités en cas de report ou d'annulation peuvent atteindre le prix du billet. Mais l'économie réalisée vaut bien quelques contraintes.
L'expansion de Ryanair sur la France risque de se trouver bloquée, car la compagnie a pu se faire subventionner par des municipalités ou chambres de commerce. Or, l'argent public ne doit pas subventionner le privé. Ryanair a dû stopper son importante desserte Strasbourg-Londres jusqu'à ce que le problème juridique soit réglé, et ce peut être le cas pour d'autres lignes, comme celle de Pau, également subventionnée.
La Sncf, se dit elle aussi concernée par la bataille du ciel. En effet, alors qu'elle a fait redécouvrir le train à des millions de passagers aériens, il devient parfois plus avantageux de prendre l'avion que le Tgv. Et sur les lignes non Tgv, donc lentes (cas de Toulouse ou de Pau), le transport aérien, grâce aux nouvelles compagnies peut devenir à la fois meilleur marché et beaucoup plus rapide.
René QUINSON

© Les Echos Judiciaires Girondins - Journal N° 4978 du 23/09/2003. Tout droit révervé.

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