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Le millésime 2010 est exceptionnel ! C’est en tout cas ce qu’il ressort de l’étude menée par le Comité Régional de Tourisme d’Aquitaine auprès des professionnels du secteur.

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On aurait pu s’attendre au pire tant les indicateurs économiques jouent au yoyo et voilà que le meilleur s’affiche. C’est à n’y rien comprendre et c’est tant mieux. Malgré un début de saison hésitant, les professionnels du tourisme sont restés confiants, grâce à des niveaux de réservation satisfaisants pour la haute saison. Il faut croire qu’ils ont eu raison puisque les touristes français et étrangers étaient au rendez-vous : « On a fait le plein sur la côte, mais aussi dans les villes comme à Bordeaux et à Pau ! », s’enthousiasme Régine Marchand, la toute nouvelle Présidente du Comité Régional de Tourisme d’Aquitaine. Le bilan de la saison s’avère donc très positif et chose nouvelle pour tous les types de destination, rurale, urbaine et bien sûr littorale.
Les villes appréciées
Un bon cru qui, à l’image de l’ensemble de l’Hexagone où la progression de la fréquentation touristique devrait être de 3,5% (contre une baisse de 3,5% durant l’été 2009) devrait réjouir le secteur. Si la fréquentation française a été forte, les étrangers sont venus suffisamment nombreux pour 80% des professionnels du littoral et pour 74% des responsables des grandes villes.
Si l’on compare juillet 2010 à juillet 2009, la recette des hôtels bordelais a augmenté en moyenne de 11%. Tous les types d’hébergements ont enregistré un niveau d’activité conforme aux attentes du début de saison (y compris les activités culturelles). Les représentants de la profession estiment à 50% que la haute saison 2010 a été supérieure à la même période en 2009. Les entreprises du secteur tablent désormais sur une poursuite de cette dynamique et sont « confiantes pour l’arrière saison ».
Eric MOREAU
Brigitte Bloch, Directrice du Comité Régional du Tourisme
Echos Judiciaires Girondins : Que représente le tourisme pour la région ?
Brigitte Bloch : 94 millions de nuitées sur l’année dont 70 millions en été et une bonne partie chez des amis ou dans la maison familiale. Un touriste hébergé dans le secteur marchand dépense en moyenne 45 euros par jour alors qu’une personne résidant dans le secteur non marchand dépense 35 euros, ce qui n’est pas si mal.
EJG : En terme d’emploi …
B.B. : Le tourisme dans la région représente 70 000 emplois en saison et 5 à 6% de l’emploi salarié sur l’année.
EJG : Le cru 2010 s’annonce exceptionnel…
B.B. : En effet, 95% des professionnels du tourisme se disent satisfaits avec des pointes à 99% en Gironde. C’est inédit ! Cela fait plusieurs années que nous n’avions pas eu de tels résultats. Il y a deux ans, nous étions à 92%, mais avec un taux de très satisfaits plus faible.
EJG : Quid de la crise dans les comportements ?
B.B. : L’avantage est que les Français qui représentent le gros des touristes partent en vacances chez eux. L’Aquitaine est favorisée car elle est une destination très prisée tant sur sa côte qu’à l’intérieur des terres.
EJG : Tout de même, les choses ont un peu évolué, non ?
B.B. : Nous avons des variables. Les gens partent moins longtemps en vacances et dépensent moins. Lorsqu’ils vont au restaurant, les Français prennent un plat et un café. Ils consomment moins de parcs d’attractions et de musées.
EJG : Parmi les nouveautés, le développement du tourisme urbain…
B.B. : C’est un phénomène qui va devenir structurel y compris l’été. Le niveau des professionnels dans une ville comme Bordeaux est très élevé.
EJG : Les étrangers représentent-ils une part importante des touristes ?
B.B. : Nous avons constaté une forte montée en puissance des Espagnols qui sont nos proches voisins, des Belges et des Néerlandais. Aussi bien sur le littoral que dans les villes.
(Propos recueillis par E.M.)
Légende photo 1 : Un bilan très positif pour la saison estivale 2010. |
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