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Le centre d’affaires de la technopole Bordeaux Technowest, situé face aux pistes sur la zone aéroportuaire de Mérignac a le vent en poupe. Il va doubler sa surface dès le mois de janvier prochain passant de 500 à 1000 m2...
«Technowest a été créé en 1989, il y a 20 ans. L’idée était alors d’aider au développement économique de l’ouest de Bordeaux qui comprenait les communes de Mérignac, Saint-Médard, le Haillan auxquelles se sont jointes plus tard Saint-Jean-d’Illac, Martignas, Saint-Aubin et Blanquefort, il y a deux ans ».

A la tête, depuis 2003, de cette structure porteuse de projets d’entreprises innovantes, François Baffou rappelle quelques-unes des règles qui ont prévalu à son développement sur la zone aéroportuaire de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac :
«Technowest est une technopole. L’idée de base est d’épauler les entreprises, historiquement dans le secteur de l’aéronautique, du spatial et de la défense, sur Mérignac avec, depuis deux ans, une extension sur Blanquefort. Nous avons aujourd’hui deux sites ».
14 entreprises en « incubateur »
Ces cinq dernières années, la technopole a accueilli 60 sociétés (soit environ 250 emplois) et va étendre son centre d’affaires, créé il y a un an : 500 mètres carrés de plus en janvier avec des bureaux de 15 et 40 mètres carrés. Objectif : préparer le terrain pour trois types d’entreprises :
les jeunes pousses, celles venues d’autres régions et les entreprises aéronautiques aquitaines. « Nous avons créé un incubateur et une pépinière d’entreprises, en 2005, touchant les activités de l’aéronautique et de la défense, ce qui est unique en France. Nous avons démarré sur 600 mètres carrés, il y a cinq ans et nous disposons aujourd’hui d’un équipement de 2000 mètres carrés », précise François Baffou : « La pépinière incubateur représente environ 14 entreprises qui emploient 50 personnes. Le centre d’affaires est une structure complémentaire. Quand les entreprises sortent de la pépinière, elles ne sont pas suffisamment solides financièrement pour acquérir du foncier ou acheter des bâtiments et des bureaux. L’idée est de les aider et également d’ accueillir des sociétés qui viennent d’autres régions et souhaitent s’installer chez nous ».
Des « bureaux partenaires »
La crise de 2009 a eu un impact sur l’activité, ici comme ailleurs, mais rien de dramatique, selon le directeur de Bordeaux Technowest : « Bien sûr, nous avons senti qu’il fallait faire le dos rond. Mais la crise a été aussi pour nous l’occasion de contacts extérieurs. Ainsi, des sociétés basées sur Toulouse et à Paris, qui commençaient à lorgner sur Bordeaux, ont franchi le pas en se disant qu’il y a ici des donneurs d’ordre. Nous avons, par exemple, récupéré le Câblage Français en provenance de la capitale et nous en prospectons d’autres... ».
Pour séduire ces nouveaux candidats à l’installation en région bordelaise, un système de « bureaux partenaires » a été développé.
Un outil qui n’existait pas sur l’agglomération : une entreprise peut ainsi utiliser des bureaux temporairement une heure ou dix jours...
« Nous cherchons des développeurs »
« Nous avons créé un centaine d’emplois sur les deux dernières années ! ». François Baffou ne cherche pas spécialement des profils d’ingénieurs : « C’est ce que font les autres technopoles. Cela ne sert à rien! Les profils de ce type sont déjà dans les entreprises solidement implantées comme il en existe de nombreuses sur Bordeaux. Nous, nous cherchons des développeurs capables de trouver des financements et des marchés. Nous avons un seul technicien qui nous a aidés à mettre en place un système de valorisation de brevet. Nous travaillons par exemple aujourd’hui sur le transfert de brevets du CNES vers des PME qui les mettent en application ».
Eric MOREAU
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