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La « note de vie scolaire », nouvelle formule désignant la note de conduite d'avant les années post-68, devrait revenir cette année sur les bulletins trimestriels des élèves des collèges. Elle comptera en principe pour l'obtention du brevet des collèges.
Après environ trois décennies de dégradation croissante de la discipline dans les établissements scolaires allant jusqu'à des agressions physiques contre les professeurs, on assiste ainsi à une tentative de rétablissement de la discipline dans le système éducatif français. Cela dit, les jeux ne sont pas faits, si l'on en croit les réactions négatives observées au sein même du Conseil Supérieur de l'Education, une instance consultative instaurée dans les années 80. Paradoxe étrange, les plus réticents à cette mesure sont... certains syndicats d'enseignants, il est vrai très marqués politiquement : le dirigeant du SNES-FSU, resté proche du Parti communiste, a déclaré que « cette note n'est qu'un gadget qui surfe sur la nostalgie du passé », et qu'elle n'est qu'un « truc » (sic) inapte à « résoudre l'absentéisme ou l'indiscipline »...
Le Syndicat des Enseignants-UNSA se déclare « très ennuyé », en disant craindre « une évaluation subjective » de la part des cadres du système éducatif. Il préfère s'en tenir « à des éléments objectifs comme la ponctualité, l'assiduité ou les violences ». Un avis qui sur ce point ne diffère guère de celui du ministre de l'Education Nationale..., mais qui évoque le risque de « malentendus avec les jeunes et leurs parents ».
Apparemment frileux, le SE-UNSA « imagine déjà les tensions avec les familles ». Des tensions en réalité déjà présentes dans de nombreuses zones scolaires, précisément en l'absence d'un code de sanctions et de ladite « note de vie scolaire »...
Le ministre Gilles de Robien garde la tête froide : « Le jour où un élève se conduit mal, il le saura à travers cette note. » Tout en convenant que « ce n'est pas la panacée », il indique cependant que « c'est un repère sur des valeurs ». Or, c'est précisément l'absence de tout repère qui a déboussolé une partie croissante de la jeunesse scolaire. Un homme d'Etat en prend conscience : pourquoi chercher à lui mettre des bâtons dans les roues ?
Denis LENSEL
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