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Environnement

Les Echos Judiciaires du 16 septembre 2014
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Astria valorise nos déchets

Astria fête cette année le dixième anniversaire de son implantation à Bègles. Pour l’occasion, une journée portes ouvertes était organisée samedi dernier au centre de traitement où les déchets sont recyclés ou bien utilisés comme source énergétique par incinération.

Une sculpture imposante dressée sur le rond-point qui mène à l’entrée du site, une architecture tubulaire, industrielle et colorée, on aurait presque l’impression que le Centre Pompidou a ouvert une succursale à Bègles, au bord de la Garonne.Et puis l’on voit que des cheminées sort de la fumée, contrairement à celles du musée parisien. Rue Louis Blériot, le complexe de la société Astria(1) est une vraie usine. En tant que centre d’incinération à but énergétique des déchets, elle absorbe environ 260 000 tonnes de déchets ménagers ou assimilés : 120 000 tonnes proviennent de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), 100 000 tonnes arrivent de diverses collectivités locales girondines, et 40 000 tonnes sont envoyées par des sociétés.
Cela lui permet de produire 10% des besoins annuels en électricité de la CUB, en utilisant un principe classique : les déchets sont brûlés dans de grands fourneaux, et chauffent de l’eau qui circule dans des tuyaux sous haute pression et entraîne les roues d’un alternateur.
Quant à la partie centre de recyclage, elle traite environ 35 000 tonnes de plastiques/cartons/emballages et la capacité devrait être portée à 50 000 tonnes/an à la fin de l’année.
Le site emploie plus de 90 personnes, une moitié au centre de tri, l’autre répartie entre le centre d’incinération et les services administratifs.
Astria fête cette année son dixième anniversaire, elle accueille près de 6 000 visiteurs chaque année, dont plus de 80% de scolaires, mais aussi des particuliers.
Et pourtant… Thierry Lamotte, son directeur, est venu de Paris il y a sept ans, et cet ingénieur énergéticien de formation observe une évolution assez paradoxale.

L’incinération mal perçue

« D’un côté, dit-il, il y a une attention beaucoup plus grande des citoyens au traitement des déchets, comment en diminuer la taille, faire du compost […] alors qu’avant, il y avait seulement la notion de service. Ce qui importait, c’était que le service de ramassage des poubelles soit rendu. »
Mais à côté de cette préoccupation environnementale, il note « une autre tendance » qui consiste à « s’opposer à tout ce qui touche au traitement des déchets au coin de sa rue ». Ce phénomène le pousse même à douter. « Je ne suis pas sûr qu’on construirait Astria aujourd’hui. »
Son souci, c’est cette « vision caricaturale : le tri, c’est gentil, l’incinération c’est méchant. Mais nous, c’est les deux », glisse-t-il en souriant.
Alors il faut expliquer : que l’usine n’est pas Seveso, qu’elle est certifiée ISO 14001 (norme qui concerne le management environnemental) depuis sept ans, que les rejets de fumées sont filtrés, analysés, contrôlés.

Un citoyen responsable

Actuellement, les seuils fixés par les directives européennes atteignent les limites de la détection : 0,1 ng/m3 pour la dioxine, par exemple.
Thierry Lamotte dit cependant faire partie de « ceux qui pensent que plus la réglementation est stricte et respectée, plus on va pouvoir parler de l’intérêt énergétique, rassurer ».
Car ce type d’activité implique tout de même de la « vigilance ». « L’incinération est une industrie mature, précise-t-il, mais il y a des rejets. Il faut être conscient et responsable. »
Responsable, le citoyen-consommateur-producteur de déchets doit l’être tout autant. D’abord, dans son geste.
« Sur la CUB, il y a deux poubelles, une noire, une verte. Les gens font eux-mêmes l’aiguillage. » Car il y a deux circuits de collecte, pour l’incinération et le tri. Autrement dit, précise Thierry Lamotte, « c’est le particulier qui décide du recyclage ou pas ».
Et tout cela a un coût. « Les installations sont de plus en plus complexes, de plus en plus performantes, et coûtent de plus en plus cher. Et ça on le refuse », constate le directeur d’Astria.
Le traitement des déchets est facturé par Astria entre 80 et 90 euros la tonne. Sachant qu’un Français produit environ 350 kilos de déchets qui partent à l’incinération par an, l’intervention lui coûte un peu plus de 30 euros pour l’année.

Vincent TRIDON


1- L’usine Astria dépend de la société Novergie qui est elle-même une filiale de SITA France, le pôle propreté du groupe Suez. Voir le site internet : http://www.novergie.fr

© Les Echos Judiciaires Girondins - Journal N° 5502 du 30/09/2008. Tout droit révervé.

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