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Euro 2016 de football : une réussite pour l’activité économique du pays…

Économie 17 février 2017

L’Euro 2016 a rapporté 1,22 milliard d’euros, selon l’étude d’impact économique publiée en janvier, dont la moitié due au surplus d’activité touristique généré par l’événement. 

Si l’équipe de France s’est inclinée en finale face au Portugal, d’un point de vue économique, l’issue paraît plus heureuse, en termes d’activité et d’emploi. En effet, selon l’étude réalisée conjointement par le CDES (Centre de droit et d’économie du sport) et le cabinet Keneo, spécialisé dans l’organisation d’événements sportifs, qui se concentre sur l’impact économique national à court terme, l’Euro 2016 aurait généré 1,22 milliard d’euros, réparti en 596 millions provenant des dépenses pour l’organisation de l’événement et 625,8 millions d’euros liés au surcroît d’activité du tourisme (seuls sont pris en compte les spectateurs étrangers).

Côté emploi, le volume d’activité généré par la compétition s’est établi à 103 000 mois travaillés, tous secteurs confondus pendant la compétition, notamment pour les prestataires/sécurité (30 000 mois), la restauration (27 300 mois) et l’hôtellerie (22 100 mois). Au total, cela représente 117 150 mois travaillés sur l’année, (y compris la préparation de l’événement), soit la création de 9 762 emplois en équivalent temps plein.

Autre bénéficiaire, l’État : l’activité économique supplémentaire liée à l’organisation de l’Euro 2016 aurait engendré des recettes fiscales estimées à 75 millions d’euros. Dans le détail, 70 millions d’euros de recettes de TVA ont été encaissés ; 2,7 millions pour la taxe de séjour, et 2,2 millions pour la taxe aéroport.

Un impact touristique non négligeable

En matière de tourisme, les supporteurs et spectateurs étrangers ont été près de 600 000 (dans les stades et fan-zones) à s’être spécifiquement déplacés en France pour le mois de compétition. En moyenne, ils ont séjourné 8 jours dans l’Hexagone, avec une moyenne de dépenses de 154 euros, par jour et par spectateur, dont 35 % consacrées au logement et 30 % à la restauration. Les Britanniques ont été les plus nombreux à se déplacer (13,4 % des touristes), suivis des Allemands (12,7 %) et des Suisses (5,8 %). Et, d’après l’étude, « un visiteur étranger sur cinq a profité de son séjour pour faire une étape dans une ou plusieurs villes de France ». Ainsi, plus de la moitié des visiteurs étrangers ont profité de la compétition pour passer un court séjour à Paris (4 jours). Selon la répartition détaillée des spectateurs étrangers, 536 500 (87,5 %) étaient des « touristes sportifs », c’est-à-dire spécialement venus pour l’Euro et qui sont restés au moins une nuit sur place ; 46 000 (7,5 %) des « occasionnels » dont la venue n’était pas spécifiquement liée à la compétition (donc exclus du calcul de l’impact économique) et 30 500 (5 %) des « excursionnistes », qui n’ont passé aucune nuit en France. L’événement a contribué, note le rapport, à amortir la baisse de la fréquentation touristique, enregistrée l’an dernier, en lien avec la menace terroriste.

Au final, si l’impact économique en valeur absolue a été conséquent, il reste faible en comparaison du PIB annuel de la France, près de 2 200 milliards d’euros (soit un peu moins de 0,1 % du PIB), souligne le CDES. De fait, l’étude recommande à l’avenir de prendre en considération l’intégralité du cycle de vie des prochains grands évènements sportifs internationaux qui se tiendront en France, notamment en mesurant « l’héritage » (sportif, social, territorial), laissé au pays et aux villes hôtes. Toutefois, le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports Patrick Kanner s’est félicité de l’opportunité de l’organisation d’un tel événement pour la filière de l’économie du sport. « La structuration de la filière s’accompagne d’un intense travail de diplomatie sportive pour obtenir l’accueil de grands événements sportifs. Nous devons poursuivre ce travail », a-t-il souligné… En vue : la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024.

Camille SCHAUB et B.L

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