Christian Frémont, préfet de la région Aquitaine, préfet de la Gironde, coordonnateur du projet de Ligne à grande vitesse -LGV- Sud-Europe Atlantique a lancé officiellement, le 9 décembre à Angoulême, la consultation relative aux études d'avant-projet sommaire entre Angoulême et Bordeaux, auprès de l'ensemble des élus, des associations et des acteurs socio-économiques concernés par le tracé.
Le dossier de consultation porte sur les études techniques et environnementale (le tracé long de 128 km entre Villognon, au nord d'Angoulême et La Grave d'Ambarès, au nord de Bordeaux), les conditions d'élaboration progressive du tracé et les apports de la concertation, les différentes mesures d'accompagnement pour une bonne insertion du projet dans les territoires traversés, visant à respecter les activités humaines et les paysages.
Pour faciliter la compréhension du projet, le dossier de consultation est également accompagné des résultats montrant les bénéfices attendus du projet sur les voyageurs des Tgv (près d'une demi-heure de gain de temps entre Angoulême et Bordeaux) et sur une meilleure circulation des Ter et des trains de marchandises sur la ligne classique aménagée, ainsi que des résultats des études socio-économiques.
Le coût global du projet entre Angoulême et Bordeaux est estimé à 1,67 milliard d'euros. Sa rentabilité socio-économique s'élève à 9% (un projet est réputé rentable pour la collectivité, si son taux de rentabilité dépasse 8%).
• CALENDRIER •
La consultation vient au terme d'une longue période de concertation qui s'est déroulée d'octobre 2001 à mai 2002 (plus de 170 réunions ont permis d'étudier 70 km de variantes). Elle a été accompagnée d'une large information, notamment à destination de l'ensemble des habitants des communes, initiée par Rff, maître d'ouvrage des études.
A ce titre, un document contenant une carte de situation du tracé a été distribué par La Poste dans toutes les boîtes aux lettres et une cellule technique d'écoute et de réponse a été organisée. 600 questions ont été posées par écrit ou par téléphone : elles ont toutes reçu une réponse écrite. Les services de l'Etat ont été consultés préalablement, la population le sera lors de l'enquête publique prévue fin 2004.
Pour leur part, les élus, les associations et les institutions socio-économiques consultés sur les études d'avant-projet sommaire doivent délibérer et donner leur avis par écrit avant la fin du mois de février prochain. Chaque préfet fera la synthèse des avis formulés dans son département et le préfet coordonnateur adressera ensuite le bilan de la consultation au ministère chargé des transports, à qui revient la décision de lancer les phases suivantes de la procédure, c'est-à-dire la consultation interministérielle, suivie de l'enquête publique.
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