L'agence d'Onyx Aquitaine Bègles vient d'inaugurer une chaîne de tri des déchets modernisée. Elle répondra aux besoins toujours plus pointus des industriels, dans un domaine en constante évolution.
Plus performante, la nouvelle chaîne de tri des déchets recyclables d'Onyx Bègles, inaugurée le 9 décembre devrait permettre de traiter 30 tonnes de matériaux à l'heure contre 10 précédemment. Spécialiste du tri et du conditionnement des déchets d'origine ménagère et industrielle, afin de les rendre utilisables par les filières de retraitement, le site de la zone de Tartifume a investi un million d'euros dans l'amélioration d'un outil mis en place au milieu des années 1990, et qui recycle 36 000 tonnes de déchets par an.
Après une première phase de tri, les déchets sont désormais stockés dans des alvéoles en fonction de leur type (plastique, carton, papier), avant d'être successivement et automatiquement vidés sur le tapis d'évacuation vers la mise en «balles'', c'est-à-dire le compactage sous la forme d'un cube, grâce à une poussée de 300 tonnes.
Le procédé permet de renforcer la polyvalence de l'unité en traitant successivement les produits en fonction de leur arrivage, et de systématiser la mise en balles, ce qui rationalise leur transport vers les filières de recyclage.
Onyx Aquitaine, la filiale collecte et traitement des déchets solides de Veolia Environnement (ex Vivendi), fédère 7 agences dans la région. Celle de Bègles compte 1400 clients, collectivités locales, et surtout industriels. Depuis 1998, elle en accompagne certains (Eads, Snecma, Sogerma, etc.) dans la gestion globale des déchets de leur site de production en dépêchant sur place des personnels, non seulement pour le traitement des déchets, mais aussi pour le suivi réglementaire et administratif, ou l'édition de bilans périodiques.
Recycler, c'est s'adapter
Depuis 1992, la loi incite fortement tout producteur et détenteur de déchets à trier ses rebuts en vue d'un recyclage des matières. Elle a donné naissance au programme «Eco-Emballages'' (*) qui vise la valorisation via le recyclage ou la production d'énergie des emballages des entreprises de la grande consommation. En outre, depuis juillet 2002, la mise en décharge de déchets recyclables (dits «non ultimes'') est interdite. Prochainement, la transcription d'une directive européenne dans le droit français devrait inciter au traitement des déchets électroniques, dont les ordinateurs. Pour s'y préparer, Onyx Aquitaine déménage cette activité de son site de Pompignac vers Bègles. Le métier du recyclage implique donc une constante adaptation, notamment en termes de procédés : déjà certifiée ISO 9002 depuis 3 ans, l'agence de Bègles a obtenu début 2003 la certification qualité ISO 9001 pour l'ensemble de ses activités. A l'ordre du jour également : la réduction toujours plus importante de déchets non recyclables, et qui doivent être enfouis. «Ce qui coûte très cher est ce que l'on ne parvient pas à traiter», confirme Bernard Harambillet, directeur général d'Onyx Aquitaine. Ce sont en effet 250 000 tonnes qui sont acheminées par an au centre d'enfouissement technique de Lapouyade (Li-bournais) tous les ans. Pour réduire encore ce chiffre, «le principe de base est d'avoir des lots ménagers», précise Bernard Harambillet.
C'est-à-dire des emballages constitués d'un type unique de matériaux.
Contre exemple : la bouteille de Coca-Cola, qui a combiné jusqu'à trois types de plastiques différents. Les particuliers ont également progressé en matière de tri des déchets, même si la qualité varie en fonction du type de collecte, des zones géographiques, de l'habitat, et de la communication. «Le citoyen lambda a envie de traiter les déchets lorsqu'on le lui propose», confirme Bernard Harambillet.
A condition que les conteneurs destinés au tri ne soient pas supprimés pour faire place à des programmes immobiliers, comme récemment cours de la Martinique à Bordeaux.
| (*) Pour plus d'informations : www.ecoemballages.fr |
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