| |
Clairsienne poursuit sa mission
L’entreprise sociale de l’habitat mène à bien des projets depuis un demi-siècle dans les Landes, en Gironde et en Dordogne. Elle joue un rôle important auprès des pouvoirs publics pour penser les logements et leur insertion dans la ville.

 |
 |
 |
 |
2007 en chiffres
416 logements livrés. 598 logements financés.
Investissement construction neuve : 28 M.
1 118 logements en cours d’étude .
Parc immobilier : 6 000 logements.
Travaux d’entretien : 6 800 K.
Projets urbains en études préalables : 172 000 m2.
Réserves foncières : 341 000 m2.
Effectif : 106 salariés.
Nombre total de personnes logées : 14 000.
Entrants 2007
8481 demandeurs. 870 nouveaux locataires entrants :
. 328 dans un logement neuf
. 107 au titre du contingent prioritaire préfectoral
. 31% de familles monoparentales
. 77% d'employés et d'ouvriers
. 41% originaires de Bordeaux et CUB rive gauche
. 75% avec des ressources inférieures à 60% des plafonds
. 7% perçoivent un minima social. |
|
|
 |
 |
 |
 |
|
Un anniversaire est souvent l’occasion de dresser un bilan pour le passé et des perspectives pour l’avenir. Les cinquante ans d’existence de Clairsienne(1) célébrés cette année ne font pas exception à cette règle. Et le bilan est plutôt flatteur : quelque 6 000 logements construits sur un territoire qui couvre la Gironde, la Dordogne et les Landes ; une action complète autour du logement social, allant de la recherche de foncier à la location aux particuliers ; une évolution dans la relation avec les pouvoirs publics. Le directeur général est fier de pouvoir parler de tout cela, d’autant qu’on ne l’accusera pas d’auto-satisfaction : il vient tout juste d’arriver.
Un itinéraire « dans le logement depuis toujours » l’a « amené à parcourir la France ». D’abord au Ministère du logement, puis à la Caisse des Dépôts, près de dix ans passés dans le groupe SCIC devenu depuis ICADE, des Pays de la Loire à Metz, pour arriver à Bordeaux il y a quatre ans, au sein du CILG(2). Daniel Palmaro est le directeur général de Clairsienne depuis le 1er juillet dernier, en remplacement de Philippe Déjean. Il ne tarit d’ailleurs pas d’éloges sur la « bonne gestion » de son prédécesseur qui « a bien négocié le virage » de ces dix dernières années permettant au groupe de « passer d’opérateur-constructeur à force de proposition ».
De multiples activités
Clairsienne est une entreprise sociale de l’habitat. Son objectif premier, rappelle Angèle Joneau-Decombis, adjointe au directeur général, est de « faire du logement locatif social ». Mais la mission est difficile à remplir quand on a des loyers contraints : « on a peu de marges de manoeuvre ». Une des solutions trouvées par la société a été de « chercher des terrains plus grands dont on vend une partie en lotissements, explique-t-elle. La marge dégagée est investie dans les opérations de construction. Quant aux lotissements, c’est de la première accession, on reste dans le social. » Les activités de Clairsienne sont multiples : gestion immobilière et sociale, aménageur et lotisseur, vente de terrains à bâtir, jusqu’au syndic, même si c’est encore très ponctuel. « On couvre tous les champs du parcours résidentiel des ménages », résume Angèle Joneau-Decombis.
Pour Daniel Palmaro, cette diversification est nécessaire. « Il faut maîtriser plusieurs métiers pour pouvoir continuer à faire notre métier de base », et ce, malgré une pression forte sur le logement social, tant de la part des particuliers – demande excédant l’offre, peu de mobilité des gens une fois installés – que du marché – hausse immobilière et foncière, hausse des matériaux.
Prévoir le vieillissement
Cela implique aussi de prévoir longtemps à l’avance les opérations. « L’idée de Clairsienne, poursuit l’adjointe au directeur, est d’intervenir sur des terrains urbains en mutation pour recomposer l’organisation de l’habitat. » La concertation avec les collectivités locales est alors essentielle. C’est l’exemple des Clairières de Flore, à Floirac, une usine dépolluée et réaménagée, limitrophe du quartier de Libération ; ce sont aussi les anciens chais William Pitters rachetés sur la rive droite, en face du futur pont Bacalan-Bastide.
Mais si une insertion cohérente dans le plan urbain est très importante, un autre phénomène doit lui aussi être pris en compte pour l’avenir : l’âge des habitants. « Dans nos régions, nous allons avoir un vieillissement très fort, prévoit Daniel Palmaro, avec l’accueil de populations d’autres régions. » Une réflexion systématique est ainsi menée sur les constructions, et sur l’existant, qu’il faudra adapter.
Vincent TRIDON
1- Voir le site internet de Clairsienne : http://www.clairsienne.com
2- Le CILG, le Comité interprofessionnel du logement de Guyenne et de Gascogne, est l’actionnaire de référence de Clairsienne, avec le Comité interprofessionnel du logement des Landes.
Légende photo : Clairsienne a inauguré un programme de dix maisons individuelles en locatif social à Gujan-Mestras le 7 juillet. |
 |
 |
 |
 |
 |
Nouvelle édition en ligne !
ABONNEZ-VOUS AU JOURNAL PAPIER & INTERNET,et bénéficiez
Des derniers articles et annonces légales en
LIGNE 7 JOURS /7,
de l'ACCES AUX BASES DE DONNEES des
anciens numéros,
de notre EDITION PAPIER bi-hebdomadaire. |
|
|
 |
 |
 |
 |
|
 |
| © Les Echos Judiciaires Girondins - Journal N° 5480 du 15/07/2008. Tout droit révervé. |
|
|
|