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Le job en or se cache-t-il sur les réseaux sociaux ? Si ceux qui tissent leurs relations professionnelles de cette façon sont encore concentrés dans certains domaines, les recruteurs sont de plus en plus attentifs à ces nouvelles façons de trouver la perle rare…
Depuis plusieurs années déjà, Internet est devenu un outil indispensable à la recherche d’un emploi, qu’il s’agisse de prendre connaissance des offres d’emploi ou d’envoyer un CV, déposer une candidature spontanée, ou répondre à une annonce. Résultat, de nombreux sites se posent au carrefour entre employeurs et candidats. Mais, depuis le début des années 2000, le développement des réseaux sociaux change ultérieurement la donne. Facebook, par exemple, compte aujourd’hui 18 millions d’inscrits en France. Mieux, certains de ces outils, comme Viadeo ou Linkedin, se sont même développés dans une optique ouvertement professionnelle, proposant de tisser, d’entretenir et d’élargir ses relations dans ce champ. Ils comptent, à eux deux, environ 5 millions de membres en France. Aujourd’hui, individus à la recherche d’un emploi et employeurs qui ont un poste à pourvoir s’y croisent de plus en plus souvent. C’est ce que montre une enquête présentée par regionsjobs.com, site de recherche d’emploi, le 18 juin dernier à Paris. Le panel des internautes interrogés est composé à 60 % de personnes recherchant un emploi, et à 52 % d’hommes.
Plus du tiers a un niveau d’études supérieur à bac plus 5. Globalement, les utilisateurs du site regionsjobs sont 36 % à chercher un emploi via les réseaux sociaux, rapporte l’étude. Cet outil est presque au niveau de l’activation du réseau personnel, utilisé par 44 % des individus. Les plus actifs dans cette démarche se concentrent dans les domaines du marketing et de la communication, dans les fonctions de direction et de l’informatique. Et, si la quasi-totalité des individus continue à rechercher un emploi en priorité sur les sites dédiés et en envoyant des candidatures spontanées, presque la moitié d’entre eux considère que les réseaux sociaux vont prendre de plus en plus d’importance dans cette quête. Le taux grimpe considérablement, à interroger les seuls utilisateurs de réseaux sociaux : ils sont près de 80 % à estimer que l’importance de cet outil va croître.
Cela tombe bien pour eux, cette opinion est partagée par les employeurs. Certes, les outils favoris de ces derniers demeurent les sites d’emploi, utilisés par 88 % de ces professionnels, et les candidatures spontanées, presque dans les mêmes proportions. Néanmoins, ils sont déjà 47 % à utiliser des réseaux sociaux pour trouver la perle rare, à égalité avec les cabinets de recrutement, et bien avant la presse. Et ils se servent également de cet outil pour recueillir des informations sur les candidats potentiels. Ainsi, plus de 20 % des recruteurs estiment que cette pratique va devenir de plus en plus importante.
Mais tous les réseaux sociaux ne sont pas égaux devant l’emploi. Côté candidats comme côté employeurs, ce sont les réseaux sociaux à vocation professionnelle, comme Viadeo (3,5 millions d’inscrits en France) ou Linkedin (environ la moitié) qui recueillent leurs faveurs, au détriment de Face book. Plus de la moitié des recruteurs jugent que Viadeo, par exemple, est un outil « crédible ». En revanche, ils sont plus des trois-quart à estimer que Facebook est « peu ou très peu crédible ». Coté candidats, c’est le même son de cloche : 6 % d’entre eux utilisent ce réseau social de manière professionnelle, contre près de la moitié pour Viadeo.
D’ailleurs, 56 % des sondés qui utilisent ce réseau social affirment avoir été contactés professionnellement par ce biais. Certes, un contact n’est pas un emploi. Néanmoins, 30 % de ces contacts ont débouché sur un entretien. En fait, la présence sur ces réseaux est une stratégie de moyen, voire de long terme. Témoin, les 40 % d’individus interrogés, qui ne sont pas en recherche d’emploi active. Dans certains domaines, comme le marketing ou la communication, être actif sur Viadeo ou Linkedin constitue un moyen pour se tenir à l’affût des opportunités, dans un marché du travail mouvementé où changer d’employeur est une pratique banale. Et il y a fort à parier, que, comme pour Internet dans un premier temps, la présence sur les réseaux sociaux deviendra indispensable pour quasiment tout le monde.
Anne d’AUBREE
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