De plus en plus d’internautes s’habillent en ligne. Mais pas forcément pour trouver des prix plus attractifs...
«Les vêtements représentent le quatrième type d’achats en ligne, après les produits techniques, les voyages et les services », explique Nathalie Lainé, porte-parole de la Fevad, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance. Celle-ci a présenté, le 10 septembre, une étude sur ce sujet, ainsi que sur les dernières tendances du e-commerce.
Aujourd’hui, on compte 22,5 millions de cyberacheteurs en France, soit 1 400 000 acheteurs supplémentaires en un an (+7%). «Après un ralentissement au premier trimestre, la courbe de progression des cyberacheteurs est repartie à la hausse, preuve que l’attractivité de l’achat en ligne est toujours forte chez les Français et que le potentiel de croissance reste important », note Marc Lolivier, délégué général de la Fevad.
Ma robe en ligne
Et la croissance est particulièrement marquée pour le secteur de l’habillement (linge de maison compris). En effet, alors que la consommation globale d’habillement a reculé de 3,9% sur un an, les ventes de vêtements en ligne croissent de 21%, sur le premier semestre 2009. La part de ces achats demeure toutefois marginale dans l’ensemble des dépenses des Français: elle représente à présent 5,6% de leurs achats (contre 4,5 % au premier semestre 2008). Parmi les produits privilégiés par les internautes, figurent la layette et les vêtements pour enfants, ou encore les sous-vêtements pour les hommes. Mais les robes ne sont pas oubliées… «Les motivations des acheteurs sont très diverses, en fonction de leur profil», commente Nathalie Lainé.
Le prix ne fait pas tout. De fait, l’enquête de la Fevad montre que les vêtements pour hommes et enfants sont achetés environ 3 et 4% plus cher sur Internet que dans la distribution classique.
C’est le cas également des jeans, puisque «les hommes achètent des jeans de marque, qui restent plus cher», illustre Nathalie Lainé. Les vêtements pour femmes,, en revanche, sont acquis 6% moins cher en moyenne sur la toile.
Le marché aux mille facettes
Côté clientèle, ce sont les femmes de 25 à 44 ans, aux journées bien remplies entre vie familiale et professionnelle, qui dépensent le plus sur Internet. Les jeunes filles, entre 15 et 22 ans, elles, préfèrent les séances de shopping en groupe…dans les boutiques. Les hommes de moins de 35 ans, en revanche, ont massivement adopté ce moyen de s’habiller. Ils effectuent 62% de leurs achats de vêtements de la sorte.
Face à cette demande, les spécialistes des catalogues demeurent le premier interlocuteur. Ils monopolisent 51% des ventes. Néanmoins, leur part tend à baisser. Ce marché attire en effet de nombreux autres vendeurs, telles les chaînes spécialisées, dans le sport, par exemple, qui représentent 15% des ventes. Les sites internet spécialisés dans la vente de dégriffés, ou les sites d’intermédiation entre particuliers concentrent, eux, 21% de la distribution. Mais la liste ne serait pas complète sans les sites multimarques qui proposent des créateurs, des ventes directes de marques, du sur-mesure…La croissance à venir escomptée pourrait faire grossir encore la liste.
Anne d’AUBREE
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