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La Région Nouvelle-Aquitaine lance le Giec Biodiversité

Environnement 4 juillet 2017

A l’heure où le Président des États-Unis décide de ne pas appliquer l’accord de Paris sur le climat, la vaste mission sur la biodiversité lancée par la Nouvelle-Aquitaine se met en place. 

« C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas », écrivait Victor Hugo. On est loin de la conférence de presse de Donald Trump version téléréalité pour flinguer le climat et la biodiversité « façon puzzle ». Exit donc pour les Américains l’accord de Paris dit de la COP 21. Si l’enjeu n’était pas si grave, les déclarations du Président des États-Unis pourraient faire rire… C’était le 1er juin dernier, à la Maison Blanche, face au reste du monde effaré. A l’heure où tous les scientifiques s’accordent à dire que le compte à rebours vers un monde plus invivable est engagé, Trump a décidé de tourner le dos à l’avenir. Il est aujourd’hui admis que la perte de biodiversité, et le changement climatique, apparaissent comme les deux menaces environnementales majeures posées à l’humanité. En réalité, les deux problématiques sont liées. Plus de 1 000 scientifiques du monde entier ont constaté que 60 % des écosystèmes à l’échelle de la planète sont dégradés, alors que les services économiques, culturels et environnementaux qu’ils rendent à nos sociétés demeurent indispensables à notre développement et à notre avenir. La lutte contre l’altération et l’érosion de la biodiversité est un enjeu mondial du 21ème siècle.

1/8 du territoire national

Au même moment, la Région Nouvelle-Aquitaine lance une vaste mission visant à évaluer les conséquences des activités humaines sur la biodiversité. Et ce, d’autant plus que la loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles désigne les Régions comme chef de file de la protection de la biodiversité, du climat, de la qualité de l’air et de l’énergie. Au regard des enjeux en matière de biodiversité, le Conseil Régional a souhaité initier la mise en place d’un « GIEC Biodiversité » régional, déclinaison de la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la Biodiversité et les Services Ecosystémiques regroupant une centaine de scientifiques. Ce sujet constitue « une priorité politique pour la Région Nouvelle-Aquitaine qui couvre dorénavant 1/8 du territoire national », rappelle-t-on du côté des initiateurs du projet à la région. « Au 19e siècle, l’homme pensait que la nature était inépuisable. La révolution industrielle s’est accompagnée de la pollution. Puis, sont venues les espèces envahissantes. Or la biodiversité assure des services écologiques. Les algues et les récifs coraliens sont, par exemple, une machine à produire de l’oxygène », rappelle Vincent Bretagnolles, scientifique au CNRS qui dirige la mission au niveau régional. L’initiative en Nouvelle-Aquitaine a notamment pour objectif d’évaluer les conséquences de l’érosion du vivant sur tous les domaines de la société humaine, aussi bien la santé, l’agriculture, l’industrie… En ce sens, cette initiative pourrait servir de préfiguration pour un échelon national, voire international.

Menace sur le vivant

La biodiversité, c’est-à-dire l’ensemble de la diversité du vivant sur la Terre, dont l’Homme fait partie intégrante, est aujourd’hui menacée. Apparue sur Terre il y 3,9 milliards d’années, dans les océans, on compte aujourd’hui plus de 2 millions d’espèces identifiées dans le monde. Et la biodiversité est essentielle au fonctionnement des écosystèmes. Or, ceux-ci fournissent à l’humanité des biens et services nécessaires à leur bien-être et à leur développement (nourriture, eau potable, fibres, combustible…). Ainsi, le bon fonctionnement des écosystèmes, c’est à dire des écosystèmes sains, résilients, fonctionnels et diversifiés, contribue au développement durable de nos territoires et à notre bien-être. Pourtant, de nombreux scientifiques alertent depuis 2015 sur l’érosion de la biodiversité, évoquant une sixième crise biologique majeure au vu de la brutalité de cette diminution. Le taux actuel de disparition des espèces, provoqué par l’activité humaine, est le plus élevé jamais enregistré (entre 17 000 et 100 000 espèces disparaissent chaque année). Une espèce de plante sur huit est menacée d’extinction, un cinquième de toutes les espèces vivantes pourrait disparaître dans les 30 ans. Un ensemble de menaces pèse aujourd’hui sur la biodiversité : fragmentation et destruction des habitats, surexploitation des ressources naturelles, pollutions des milieux, dissémination d’espèces exotiques envahissantes, auxquelles s’ajoute, bien sûr, le changement climatique, notamment pour les espèces dont le cycle de vie est long ou la capacité à se déplacer très limitée…

Éric MOREAU

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