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Le numérique indispensable à la recherche d’emploi

Emploi | Social 25 novembre 2016

La quasi-totalité des demandeurs d’emploi se servent d’outils numériques pour leur recherche de poste. Mais, s’ils sont convaincus de l’utilité de ces nouveaux outils,  ils s’interrogent sur les problématiques propres à la dimension digitale, comme la e-réputation.

Les demandeurs d’emploi ont massivement adopté le numérique dans leurs recherches. Mais s’ils considèrent que cette voie ouvre des possibilités nouvelles, ils s’interrogent aussi sur ses inconvénients. Tel est le constat de l’étude de CSA research, pour le COE, Conseil d’orientation pour l’emploi, intitulée « La recherche d’emploi à l’heure du numérique ». Celle-ci a été publiée à l’occasion du colloque « Recruter à l’heure du numérique », qui s’est tenu à Paris, en octobre dernier.

Le constat de départ de l’étude est sans appel : une très large majorité de chômeurs et de salariés considère que le numérique est devenu un outil sans lequel il est impossible de trouver un travail. Dans les faits, près de 60 % des chômeurs le privilégient dans leur recherche d’emploi, même si Pôle Emploi demeure un point de contact privilégié. Et ils sont neuf sur dix à utiliser dans leur recherche au moins un outil numérique. Parmi ceux-ci, le site « pole-emploi.fr » arrive en tête : un tiers de demandeurs d’emploi en fait le premier vecteur de leur recherche. Suivent, quasiment dans la même proportion, les autres sites généralistes de recherche d’emploi, comme Indeed, Jobijoba, Monster, ou Keljob. Viennent ensuite les sites Internet des entreprises et les sites d’annonces comme Leboncoin. Les réseaux sociaux sont moins utilisés. Ceux professionnels, comme LinkedIn ou Viadeo, le sont par 10 % des chômeurs, devant les généralistes (Facebook et Twitter).

Quant aux usages que les demandeurs d’emploi font de ces outils numériques, ils sont divers : 92 % de chômeurs consultent le site de Pôle Emploi et huit sur dix déposent des CV en ligne. Près des trois quarts consultent les offres d’emploi et se renseignent sur l’entreprise qui les intéresse directement sur le site Internet de celle-ci. Mais, d’autres usages se sont également généralisés comme le fait de se créer des alertes sur Internet correspondant à ses recherches, ou la consultation de la rubrique emploi de sites de petites annonces généralistes.


Le réseau avant la toile

Reste que les pratiques de recherche d’emploi – numérique et autres —, s’avèrent très diverses en fonction du profil socio-professionnel des chômeurs. Ainsi, les CSP (catégories socio-professionnelles) plus, et en particulier les cadres, mobilisent davantage leurs relations. Les moins de 30 ans, eux, sont plus ouverts aux outils innovants pour la recherche d’emploi comme la formation en ligne, les coachs privés en ligne, ou les plateformes de notation d’entreprise. Quant aux plus de 50 ans, ils se concentrent sur des outils classiques, comme le site de Pôle emploi ou des sites généralistes et spécialisés, comme celui de l’APEC (Association pour l’emploi des cadres). Et les chômeurs de longue durée sont plus réticents que les autres à utiliser les outils numériques. Paradoxe, si la recherche d’emploi par voie numérique s’intensifie, c’est avant tout grâce à leurs relations, qu’elles soient professionnelles ou personnelles, que les salariés actuellement en poste ont trouvé leur travail ! Ils sont 27 % à l’avoir trouvé ainsi, et le score grimpe jusqu’à 39 % pour les salariés de 50 ans. Toutefois, si dans 60 % des cas, les salariés ont décroché leur emploi par d’autres moyens que le numérique, celui-ci a été à l’origine de l’accès à l’emploi, dans 40 % des cas.

Autre constat de l’étude, les outils numériques sont considérés par les chômeurs comme une opportunité supplémentaire en ce qu’ils permettent un ciblage plus efficace des offres, et qu’ils procurent des gains de temps et d’argent. Pour autant, ils suscitent également des interrogations, voire, parfois, plusieurs inquiétudes. Première d’entre elles, un risque de concurrence accrue : 89 % des demandeurs d’emploi estiment que « lorsque l’on pose sa candidature sur Internet suite à une annonce, il y a beaucoup plus de candidats en concurrence ». Autre inquiétude, évoquée par une proportion semblable de chômeurs, le manque de transparence sur la manière dont les recruteurs sélectionnent les candidatures sur Internet. Et la question de la e-réputation inquiète également les personnes qui recherchent un emploi, qui craignent de voir leurs profils Facebook ou Twitter scrutés par les recruteurs.

 

Anne d’AUBRÉE

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