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Le sport, booster de l’économie…

Entreprises 25 novembre 2016

Le sport constitue-t-il une source d’innovation utile aux entreprises ou un marché profitable? En fait, les relations entre sport et économie vont dans les deux sens, a montré un débat tenu lors des 6èmes assises Sporsora, organisation qui regroupe quelque 150 acteurs de l’économie du sport. 

La Formule 1, cousine de la Twingo ? « Historiquement, il existe des liens très forts entre l’automobile et le sport automobile », rappelle Alexandre Gueschir, directeur marketing de la FIA, Fédération internationale de l’automobile. C’était dans les locaux du Medef, en octobre, lors d’un débat intitulé « En quoi notre secteur peut-il être à la croisée des chemins de l’innovation pour les entreprises et ainsi servir la croissance ? » et tenu lors des 6es assises de Sporsora, organisation qui regroupe quelque 150 acteurs de l’économie du sport.

Dans les faits, les relations entre ces deux domaines vont dans les deux sens. « Le sport automobile sert parfois de laboratoire à l’industrie automobile. Et dans d’autres cas, c’est l’inverse : le sport sert de faire valoir à des technologies de l’industrie », précise Alexandre Gueschir. Les relations peuvent même aller dans les deux sens. Ainsi, « aujourd’hui, comparativement à il y a trois ans, une Formule 1 a des performances équivalentes, avec 35 % d’énergie en moins. C’est devenu un paramètre de performance, et du coup, cela pousse à trouver de nouvelles solutions », illustre-t-il. Autre exemple, le constructeur Audi a travaillé sur ses modèles pour réduire le nombre de pleins de carburant nécessaires – qui imposent de s’arrêter aux stands – sur la course des 24 heures du Mans. Le gain, obtenu en vue de la performance sportive, pourrait aussi rendre les véhicules du quotidien moins gourmands.

Mais le sujet qui fait le plus parler de lui, aujourd’hui, c’est le championnat de la Formule E, où concourent des véhicules à moteur électrique, organisé par la FIA depuis 2014. « Le projet est né en 2011, d’une rencontre », se souvient Alexandre Gueschir. À l’époque, la Commission Européenne souhaitait « promouvoir le véhicule électrique en se servant du sport automobile », explique-t-il. Quant au monde du sport automobile, il entendait « se montrer accélérateur de progrès, et se connecter avec un nouveau public ». Les constructeurs, qui sont aujourd’hui dix à participer à ce championnat, ont également de multiples raisons de s’engager, et notamment, celle de montrer au public que le véhicule électrique, pour l’essentiel vu comme utilitaire, a aussi une « dimension de performance, voire de fun », conclut Alexandre Gueschir.


Sportif marché du sport…

Pour certaines entreprises provenant d’autres secteurs, le sport représente également tout simplement un marché. C’est le cas pour SAP, éditeur de logiciels de gestion et maintenance pour les entreprises. « Nous sommes venus dans le sport comme sponsor, pour avoir de la visibilité. Mais il est vite devenu évident que nous pouvions faire plus qu’apposer un logo sur des tee-shirts et que nous pouvions co-innover pour aider les acteurs du sport », raconte Sébastien Gibier, représentant de l’entreprise. Et c’est ainsi que SAP s’est rapprochée de la National Mannschaft, l’équipe de football allemande, et a conçu un logiciel « match insight » doté de fonctionnalités qui permettent d’analyser finement le déroulement des parties, afin de préparer les suivantes. L’application, utilisée pour la première fois lors de la coupe du Monde de football 2014, a été adoptée ensuite par d’autres clubs. Puis, SAP a conçu d’autres logiciels, y compris dans d’autres sports. « Le sport est un vrai business. (…) À présent, il fait vraiment partie de la stratégie de l’entreprise », conclut Sébastien Gibier.

D’autres n’ont pas eu autant de succès. Lorsqu’il a créé sa société Tech4team pour commercialiser une solution de yield management pour la billetterie, Kevin Vitoz visait précisément le sport. Au final, « aujourd’hui, cela fonctionne mieux dans les parcs d’attractions que dans le sport », constate-t-il. Une question de « maturité » des acteurs du marché dans leurs relations avec leurs clients, estime le jeune entrepreneur, qui ne perd pas espoir. Alexis Mathieu, lui, visait le domaine médical avec sa société, Feetme, créée il y a trois ans. L’entreprise propose des semelles dotées de capteurs, destinées aux diabétiques qui perdent la sensibilité de leurs pieds, et, ne ressentant pas la douleur, risquent de se faire des plaies sans s’en apercevoir. La semelle connectée réalise un monitoring, et émet une alerte en cas de risque de blessure. « On s’est demandé si on ne pouvait pas utiliser le dispositif pour les sportifs, pour les aider à être plus efficaces », explique Alexis Mathieu, qui constate toutefois que « nous ne connaissions pas le marché du sport au départ. C’est différent. Il y a déjà beaucoup d’acteurs dans le domaine des trackeurs. Aujourd’hui, notre difficulté est de marketer notre produit ». Le marché du sport, un défi loin d’être gagné d’avance.

 

Anne d’AUBREE

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