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Les commerces de centre-ville fuient vers la périphérie

Macro économie 10 mars 2017

Derrière une apparente stabilité des chiffres, le commerce en centre ville trinque. Seules quelques destinations et quelques types de commerce tirent leur épingle du jeu. Pour les autres, la périphérie des villes prend le dessus. Une récente étude de l’Insee fait le point.

Le commerce en centre-ville est en crise. Si le constat n’est pas nouveau, l’Insee décrit précisément les contours de cette crise, qui ne touche pas tous les types de villes, ni toutes les activités de la même manière, selon l’étude intitulée « Le commerce de centre-ville, une vitalité souvent limitée aux grandes villes et aux zones touristiques ». Celle-ci, incluse dans l’édition 2016 de la publication « Les entreprises en France », a été menée dans 300 centres-villes de plus de 20 000 habitants, analysés dans 250 aires urbaines.

C’est une réalité massive qui est concernée : aujourd’hui, près d’un magasin sur trois se situe en centre-ville. Ces derniers concentrent le tiers de l’emploi non salarié et le quart de l’emploi salarié du secteur. Spécificité, les commerces y sont de plus petite taille que dans les autres zones urbaines : ils comptent en moyenne 4,3 salariés, contre 6,8 hors centre-ville. Un résultat qui s’explique, en particulier, par une forte présence de travailleurs indépendants. Côté acheteurs, la spécificité de la clientèle des centres-villes est d’être plus large que les seuls résidents de ces lieux. Car les centres-villes présentent des caractéristiques spécifiques. Alors qu’ils abritent 7 % de la population seulement, ils regroupent de nombreux équipements, parmi lesquels les trois quarts des tribunaux, près de la moitié des cinémas, deux salles de théâtre sur cinq et un tiers des médecins spécialistes.

Et du point de vue du commerce, les centres-villes présentent une grande diversité : un quart d’entre eux regroupe moins de 19 % des salariés et un autre quart, plus de 27 %. Mais en dépit de cette diversité, l’évolution globale est inquiétante : depuis dix ans (entre 2004 et 2014), l’emploi du commerce de centre-ville a reculé de 1 %, alors qu’il a augmenté en dehors de 14 %. Les villes les plus frappées sont les métropoles qui comptent entre 50 000 et 200 000 habitants : là, l’emploi dans les commerces de centre-ville a diminué d’environ 8 %. Les grandes métropoles, à partir de plus de 500 000 habitants, constituent une exception, car l’emploi y a augmenté de 5 %. Au total, d’après l’Insee, deux types de centre-ville tirent leur épingle du jeu : ceux des grandes villes, grâce au niveau de vie de leur population et ceux des villes des zones touristiques.

Les agences bancaires doublonnent en centre-ville et périphérie

Agences de voyages, bijouteries, parfumeries, maroquineries… Les centres-villes constituent une implantation privilégiée pour les achats de loisirs. Ces derniers sont sur-représentés dans ces zones, par rapport aux autres. À l’inverse, les commerces qui s’épanouissent le moins en centre-ville sont ceux qui exigent un nombre important de mètres carrés, à l’image du commerce et de la réparation automobile, des grandes surfaces alimentaires et des équipements de la maison. Quant aux commerces du quotidien, comme les boulangeries-pâtisseries, les boucheries-charcuteries ou les pharmacies, s’ils restent implantés en centre-ville, ils se sont surtout développés en périphérie.

Dans l’ensemble, le commerce alimentaire a progressé de 4 % en centre-ville entre 2004 et 2014. Mais, les évolutions sont contrastées selon les professions : commerces de boisson, de confiserie-chocolaterie, grandes et petites surfaces alimentaires voient leurs effectifs salariés augmenter, mais les boucheries-charcuteries, boulangeries-pâtisseries et marchands de primeurs ou poissonniers voient les leurs diminuer. Quant au commerce non alimentaire, globalement, l’Insee constate son « redéploiement (…) en périphérie des villes ». Mais là aussi, les dynamiques diffèrent selon les secteurs d’activité : le commerce de produits liés aux technologies de l’information progresse en centre-ville, quand les magasins de sport et le commerce d’équipement de la maison se déplacent vers la périphérie. C’est également le cas d’une partie des services de proximité : l’emploi salarié en coiffure et soins de beauté, notamment, se développe à l’extérieur des centres-villes et diminue à l’intérieur. En revanche, l’emploi salarié de la restauration, des agences bancaires et débits de boissons est en croissance dans les deux milieux. Au global, pour l’Insee, « la croissance démographique et l’étalement urbain de la population (…) ont plutôt favorisé le développement du commerce de périphérie au détriment du centre-ville ».

Anne d’Aubrée

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