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Les micro-entrepreneurs veulent plus de simplicité

Économie 19 mai 2017

Les défenseurs  du régime des micro-entrepreneurs (ex-auto-entrepreneurs)  plaident pour un retour à une plus grande simplicité du régime, huit ans après sa création.

Après la publication du livre blanc « Pour un renouveau du travail indépendant », publié par la Fedae, Fédération des auto-entrepreneurs, qui plaide notamment pour une plus grande simplicité du dispositif, c’est au tour de Evo’ portail d’argumenter, ce 27 avril, à Paris, lors d’une conférence de presse. Créé en 2010, ce site Internet propose une aide à l’inscription et au suivi de l’activité pour les micro-entrepreneurs.

Le régime de l’auto-entrepreneur, entré en vigueur en 2009 pour proposer une forme d’entreprenariat la plus simple possible, a été rebaptisé micro-entrepreneurs par la loi Pinel de juin 2014. Evo’portail, qui annonce 100 000 personnes suivies depuis sa création, dresse leur portrait et témoigne de leurs difficultés. « C’est une nouvelle génération. Ils ont une nouvelle façon d’appréhender le monde du travail. Ils veulent recentrer leur vie professionnelle autour d’une passion », estime Lucas Leonardi, directeur général d’Evo’portail. Une tendance qui prend une forme particulière. « Ce sont des “slashers“ : ils vont exercer plusieurs métiers en même temps », ajoute Lucas Leonardi. Il s’agit, par exemple, de pratiquer un métier vu comme alimentaire, comme comptable et une passion, en étant professeur de yoga le soir… La démarche est particulièrement répandue chez les moins de 30 ans.

Au total, d’après les statistiques officielles, la France compte 1,1 million de micro-entrepreneurs, dont 664 000 sont actifs, c’est-à-dire qu’ils déclarent un chiffre d’affaires. Parmi ces derniers, un peu plus de la moitié le font à titre principal. Leur profil est divers et a évolué depuis 2010 : près d’un sur quatre est salarié, contre 28 % en 2010. 28 % sont demandeurs d’emploi, un chiffre en baisse par rapport à 2010, où ils étaient 33 %. Et 5 % d’entre eux, sont retraités, une proportion qui demeure assez stable.

Autre réalité qui n’a pas beaucoup évolué en sept ans, la répartition homme/femmes : ces dernières représentent 37 % des micro-entrepreneurs aujourd’hui, contre 34 % en 2010. Quant au niveau d’études, il est plutôt élevé : environ 30 % de ces entrepreneurs détiennent des diplômes supérieurs de deuxième ou troisième cycle, quand 19 % n’ont aucune formation diplômante. Parmi les secteurs d’activité les plus dynamiques, figurent les transports, le design, l’immobilier, le nettoyage, la santé et les arts alors qu’à l’inverse, le secteur juridique et le commerce de détail sont les moins concernés.

Des complications… parfois utiles ?

Aujourd’hui, en dépit de l’ambition originelle du législateur, pour Lucas Léonardi, le régime de micro-entrepreneur « reste malgré tout compliqué ». Il est de fait que depuis 2010, en effet, les textes ont apporté des modifications, leur imposant notamment l’immatriculation au répertoire des métiers et la vérification des diplômes pour les professions artisanales réglementées exercées à titre principal et l’assujettissement à la contribution à la formation professionnelle. Parmi les difficultés pointées par Evo’portail, figure en bonne place le SPI, stage de préparation à l’installation, d’une durée minimale de 30 heures. Il est obligatoire pour les personnes qui demandent leur immatriculation au répertoire des métiers, pour exercer comme artisan. « Certains nous disent : c’est trop cher, ou les délais sont trop grands », témoigne Jenora Sagbohan, responsable service client d’Evo’portail, qui pointe aussi des irrégularités dans les pratiques des centres chargés de réaliser les formalités d’immatriculation. D’après lui, certains exigent des entrepreneurs qu’ils soient formés avant de les inscrire, contrairement à ce que prévoient les textes. « D’un centre de formalités à l’autre, cela varie (…) il n’y a pas d’uniformité dans la démarche administrative » regrette-t-il. Sur le contenu même du stage, toutefois, « au départ, j’étais un peu réticente, mais c’est un peu un mal nécessaire. Cela fait réfléchir aux choses auxquelles on n’aurait pas pensé », raconte Alice Lasaga, jeune artisan dans la restauration de mobilier en métal, venue témoigner de son passage du salariat au statut de micro-entrepreneuse.

Anne d’AUBRÉE

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