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… la fin du monde selon Lars von Trier…
Après avoir renvoyé chez lui Lars Von Trier qui avait tenu des propos hitlériens, le festival de Cannes a projeté sa dernière réalisation « en raison de sa qualité. «Melancholia» commence par une introduction théâtrale d’un esthétisme rare, portés par la musique de Wagner. Puis, l’on suit la vie de deux jeunes mariés alors qu’une menaçante planète « Mélancholia » s’apprête à détruire la Terre. Charlotte Gainsbourg et Kirsten Dunst, ont des réactions opposées devant le danger.. La première, mère responsable, veut rester optimiste. La seconde, plus fantasque, sent qu’il n’y a plus d’espoir. Comment vivre ses dernières heures, lorsque tout est perdu ? Même Kiefer Sutherland, héros de «24 heures chrono qui joue ici le beau-frère, est désarmé. Le réalisateur s’est focalisé sur le cœur de son sujet, l’angoisse métaphysique des humains face à une situation conduisant à l’apocalypse. Les scènes sur la terrasse où ces êtres fragiles observent, au travers d’un anneau de fil de fer, l’avancée de l’ennemi, sont bouleversantes, et magiques.
René QUINSON
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