|
40 acteurs prestigieux au menu du «Grand restaurant» préparé par Pierre Palmade.
Pensant d’abord écrire des sketches pour une émission de télévision, Pierre Palmade a eu envie de faire mieux, plus ambitieux, plus spectaculaire, c’est à dire réunir 40 acteurs de tout premier plan et les réunir dans le lieu unique d’un restaurant pour leur offrir un menu de vraies scènes de cinéma.
«J’ai choisi pour titre « Le Grand restaurant » en hommage à un grand film de Louis de Funès, raconte-t-il. Le directeur de l’établissement, c’est moi. A chaque table, une tranche de vie, des couples, des familles, des joies, des peines. De petites histoires sans liens entre elles. A moi aussi, il arrive des choses car je suis responsable du personnel, serveurs, serveuses, chef cuisinier, voiturier, marmitons, des gens pas faciles à gérer. Cela pourra faire penser au « Palace » de Jean-Michel Ribes, ou à ces films de Jean-Pierre Mocky qui, parfois dans de petits rôles, emploient des acteurs célèbres. »
Ces acteurs, il serait fastidieux de tous les citer et nous nous bornerons à dix noms : Gérard Depardieu, Nathalie Baye, Pierre Arditi, Gérard Jugnot, Jean Rochefort, Charlotte Rampling, Thierry Lhermitte, André Dussollier. Pierre Palmade n’a pas oublié Pierre Richard car celui-ci lui confia son premier rôle en 1991 (dans « On peut toujours rêver »). Le nom de Michèle Laroque s’imposait aussi. En duo et pendant plusieurs années, ils ont conduit au succès deux spectacles « On s’aime » et sa suite « Ils se sont aimés ».
L’ascension rapide d’un grand humoriste
Pour la première fois, l’auteur-acteur-humoriste aborde avec « Le Grand restaurant », un important programme de télévision, si important qu’il le considère lui-même comme une comédie-évènement. Il complète ainsi sa carrière aussi riche que diverse de jeune Bordelais, né près de Dax qui, à 19 ans, décida de monter à Paris pour s’imposer dans le show business.
Tout va aller très vite après sa réussite dans l’émission-pépinière « La Classe » où il rencontre Jean-Marie Bigard, autre invité du « Grand restaurant ». Il écrit la plupart des sketches de Muriel Robin, puis une pièce pour Jacqueline Maillan. Associant le métier d’acteur à celui d’écrivain, il conçoit et joue sur scène des spectacles en tous genres qui tiennent longtemps l’affiche. En 2008, il co-écrit « Pierre et Fils » interprété par Pierre Richard. La même année, sa pièce, « Le Comique », relève de l’autobiographie et il y confirme son homosexualité. On devine à quel point il sidère les gens du métier lorsqu’en 1995, il épouse la chanteuse Véronique Sanson. Aujourd’hui divorcé, il maintient qu’il s’agissait d’une véritable histoire d’amour.
Au cinéma, il fut le barde Assurancetourix dans le dernier Astérix et a incarné Jacques Chazot dans le « Sagan » de Diane Kurys.
Pour réaliser « Le Grand restaurant », Pierre Palmade a fait confiance au sens du rythme de Gérard Pullicino, le spécialiste de près de cent émissions musicales. Cet ancien batteur de rock est depuis toujours le complice attitré de Nagui pour « Taratata » et « N’oubliez pas les paroles ». Et il a dû exécuter une tâche assez difficile comme il l’explique :
« Dieu a créé le monde en sept jours, mais nous ne sommes pas Dieu et il fallait réussir un pari, celui de mettre en boîte en six jours une entreprise de cette importance, faire vivre un restaurant avec ses clients, son personnel, son directeur. Six jours, cela peut ressembler à de la restauration rapide, mais pourtant, c’est de la grande gastronomie. L’idée consistait à laisser évoluer les comédiens le plus librement possible. J’ai donc opté pour une réalisation classique et sobre, leur permettant de s’exprimer, sans effets superflus pouvant aller à l’encontre de l’écriture de Pierre Palmade. Car toute la force dépend du texte et du talent des comédiens qui le mettent en valeur. »
« Nous avons voulu réaliser une fiction digne d’un film de cinéma et une vraie comédie, ajoute Palmade. Cela commence à l’ouverture du restaurant et se termine au café quand le directeur et le personnel se lancent dans une chorégraphie endiablée pour remercier les clients. Travailler dans l’urgence nous a obligés à trouver plein d’astuces dans les méthodes de travail. Heureusement, le producteur nous a laissé carte blanche. »
René QUINSON
« Grand restaurant » France 2, samedi 20 février, 20 h 35 |
|