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«Phénomènes paranormaux» … canular du quatrième type
Dans les années 60 en Alaska, plusieurs disparitions mystérieuses ne furent pas résolues. Ce thriller de Olatunde Ossunsanmi veut fournir une explication, celle d’une jeune psychologue, Abbey Tyler, qui découvre l’existence d’une conspiration visant à camoufler des enlèvements d’êtres humains par des extra-terrestres. C’est à dire selon le classement du FBI une rencontre du « quatrième type ».
Le réalisateur veut mêler un docu-fiction, appuyé sur des faits réels, et une histoire imaginaire de terreur et d’angoisse, tout en produisant de fausses archives. La mise en scène reste approximative, on ne peut s’attacher aux personnages et seuls les amateurs du genre trouveront quelques satisfactions avec les scènes d’hypnose, de possession, l’intrusion de voix surnaturelles. Quant aux acteurs, Will Patton, Elias Koteas et surtout Mila Jovovich, ils arrivent à être crédibles dans une histoire totalement invraisemblable qui ne convaincra que les spectateurs très crédules et finit par ressembler à un canular.
«The Killer inside me»… psychanalyse d’un tueur
Lou Ford est shérif adjoint, apprécié de tous dans une petite ville du Texas. Une prostituée et son client sont retrouvés morts, d’autres cadavres pleuvent. L’enquête menée par Ford prend une curieuse tournure, puisqu’il est lui-même ce tueur. assouvissant une revanche sur la vie et provoquant un terrible malaise tant il prend plaisir à massacrer. Certaines scènes se situent à la limite du soutenable On ne peut guère faire plus noir que ce thriller adapté d’un roman de Jim Thompson par Michael Winterbottom qui ne s’attarde pas sur l’enquête, concentrant son film sur le drame intérieur que vit le psychopathe, joué avec subtilité par un Casey Affleck, ne montrant ni signes de folie, ni réel cynisme. Son allure juvénile plaide pour lui, son regard glacial le trahit. Les autres interprètes sont tout aussi convaincants : Jessica Alba la prostituée bienveillante, Kate Hudson la fiancée nunuche et Simon Baker, alias le «Mentalist» de la série TV, flic plus futé que les autres.
«Comme chiens et chats, la revanche de Kitty Galore»… James Bond animaux
Kitty Galore et les espionnes de l’Agence M.I.A.O.U demandent de l’aide à leurs ennemis jurés, les chiens, pour empêcher une chatte rebellle de détruire le monde. Neuf ans après le premier «Chiens et chats», Brad Peyton revient dans l’univers des animaux qui parlent et travaillent en secret pour protéger l’humanité. Ce qui donne lieu à des séquences très comiques, des poursuites haletantes, des explosions, des combats, du grand spectacle à la James Bond. La chatte malfaisante s’étant réfugiée chez un illusionniste de fête foraine, cela ajoute beaucoup de magie. Le grand intérêt est d’assister aux prouesses des dresseurs animaliers qui font effectuer à leurs «acteurs» des performances inhabituelles : un chat plonge dans un bassin, les chiens sautent en parachute et font de la moto. Les gags sont simples à comprendre pour de très jeunes enfants, le film s’adressant plus particulièrement à un public de 3-10 ans. Ils regarderont ensuite leurs animaux de compagnie d’un autre œil…
Textes René QUINSON
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