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J’ai passé une journée touchante avec l’écrivain Jean Vautrin. Deux artistes en un, puisqu’il se fait appeler Jean Herman, lorsqu’il est cinéaste. Cet homme magnifique, courageux et brave.
La force tranquille et l’esprit en fusion qui toujours remet son ouvrage au centre de la vie. Un homme qui préfère la recherche fondamentale plutôt que la lumière et la célébrité.
Eternellement chez lui, la révolte gronde contre la pauvreté, l’inégalité, la lâcheté. Lui qui a commencé sa carrière de cinéaste en assistant Roberto Rossellini et a ponctué son chemin d’écrivain avec un prix Goncourt pour « Un grand pas vers le bon Dieu » nous a offert au cinéma Jean-Eustache à Pessac, la première d’un très joli documentaire signé Laurent Perrin sur sa vie, son œuvre et sa famille. Oui, nous, car nous étions presque trois cents à avoir lâché le déjeuner familial pour courir dans une salle vibrer à ses côtés, et ceux d’Anne, sa merveilleuse compagne.
Un moment d’amitié pour ce grand homme vivant au quotidien à nos côtés.
Il nous arrache le cœur quand il suggère « Si le temps ne me coupe pas les ailes ». Croisons les doigts pour qu’il écrive encore et toujours.
Marie-Laure HUBERT-NASSER
Le documentaire « Jean Herman qui deviendra Jean Vautrin » sera rediffusé sur Ciné Classique en Juin. |
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