Débutée le 1er novembre avec le délire de Royal de Luxe, pour connaître aussitôt une montée en puissance conclue fin novembre par vingt quatre heures non stop de grandes Traversées, la première édition de «novart bordeaux» a gagner le pari que la Mairie de Bordeaux avait fait :
• de réunir les principales structures culturelles de la ville, en fédérant la complémentarité de leurs domaines artistiques (danse, jazz, musiques, photographie, théâtres, mais aussi cultures extra européennes, cinéma, arts plastiques...)
• de créer à travers ce temps fort, la dynamique de sortie typique d'un festival qui « prend » la ville,
• de faire se croiser des publics curieux de découvrir des lieux et des formes culturelles qui ne leur étaient pas familières.
Tous ensemble ! Impulsé dès son ouverture par un grand rassemblement de tous les publics, novart bordeaux a très vite connu un effet d'entraînement, d'une part, confirmant une véritable attente des bordelais pour un tel événement, d'autre part, que les choix de programmation -conçus selon une progression allant d'une manifestation ouverte et rassembleuse, vers des spectacles moins « repérés »- ont bien fonctionné. Dernier pari réussi, celui de la durée ! Maintenir Bordeaux sous pression culturelle durant tout un mois ne constituait pas le moindre des challenges, et ce succès est avant tout celui des organismes culturels bordelais et des manifestations existantes qui ont rejoint ce projet : l'Opéra National de Bordeaux au Glob'Tac, en passant par le capcMusée d'art contemporain, le Centre Jean-Vigo, la Boîte à Jouer MC2a, Musiques de Nuit, le Molière-Scène d'Aquitaine, la Rock School Barbey, le T.N.T, le Théâtre National Bordeaux Aquitaine, la Base sous-marine, le Zoobizarre..., mais aussi « Bordeaux Jazz Festival », « Les grandes Traversées », le Groupe Passerelle et le Groupe des Cinq.
La géographie culturelle de Bordeaux revisitée. Les temps forts de « novart bordeaux » ont été multiples... les citer tous reviendrait à en réécrire la programmation ou à revivre une palette d'émotions suscitées par des manifestations :
• à la pointe de la création contemporaine (notamment la Compagnie Rosas, « Les Cantates »/Théâtre du Radeau, « très très bien « /Catherine Contour, « Les grandes Traversées »...)
• largement ouvertes sur tous les publics (notamment l'ouverture de 20 ateliers de plasticiens / « Opendoors Openeyes », « La ménagerie Mécanique », « Royal de Luxe »...)
• reflétant la culture coréenne (cycle de films au Cinéma Jean Vigo, « Le rituel chamanique en Corée », « Les marionnettes et théâtre masqué de Corée »)
• soulignant le caractère exceptionnel de la « Base sous-marine » (concerts « La Base »...)
• s'inscrivant dans le prolongement de l'exposition du Capc Musée d'Art Contemporain « Les années 70 » (« Paul Taylor Dance Company », « Le Polytope »/concert Xenakis...)
De lieu en lieu, plus de 29 000 (dont 5650 pour Royal de Luxe et 1000 pour les ateliers des pasticiens... deux manifestations gratuites) spectateurs ont découvert, pour certains, révisé pour d'autres, la géographie culturelle de Bordeaux, à travers le parcours dessiné entre 18 sites, 27 manifestations, 48 spectacles, 116 représentations, 141 artistes invités.
A l'heure du bilan, la mise en oeuvre d'une seconde édition de « novart bordeaux » semble s'imposer, dans une ville qui disposera alors de nouveaux espaces, pour donner toute son ampleur à cette manifestation.
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