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• Conjoncture : le malaise des entreprises s'installe Le climat des affaires continue de se dégrader. Les industriels et les prestataires de services cèdent au pessimisme et n'anticipent pas d'amélioration pour les prochains mois. De plus en plus hypothétique. Tel apparaît, au fil des chiffres que livre l'Insee, l'objectif de 2,5% de croissance en 2003 retenu par le gouvernement pour le prochain budget. En octobre, la déprime des industriels s'est de nouveau aggravée et leurs perspectives s'annoncent sombres pour la fin de l'année. Même climat dans le tertiaire. Les prestataires de services, plutôt confiants au printemps dernier, se laissent à leur tour gagner par le désenchantement. Carnets de commandes qui se dégarnissent, surtout ceux émanant de l'étranger ; sous-utilisation des capacités de production, effectifs revus à la baisse : les dernières données de l'Insee relatives à la conjoncture dans l'industrie attestent d'une nouvelle dégradation du moral des chefs d'entreprise «L'enquête d'octobre confirme le fléchissement de la conjoncture industrielle», soulignent d'entrée les experts de l'institut. Aucun secteur d'activité, à l'exception de l'automobile, ne prévoit d'amélioration au cours des prochains mois. L'indicateur permettant d'évaluer les perspectives générales de production accuse une baisse de 12 points par rapport au mois précédent et plonge même de 36 points depuis le début de l'été, augurant mal , dans ce contexte, d'un rebond de l'investissement et de l'emploi. • Gestion serrée Effet prévisible de cette perte de confiance, la gestion serrée de leurs budgets par les entreprises commence à peser sur l'activité des services qui leur sont dédiés, en particulier dans le conseil et l'assistance. Interrogés eux aussi par l'Insee, les prestataires de services donnent des signes de doute et anticipent un ralentissement de leur activité pour les mois à venir. Le baromètre de la tendance prévue pour l'ensemble du secteur passe de six points en juillet à zéro en octobre et plonge de 11 points pour les seuls services aux entreprises (hors intérim). Côté services aux ménages, les dirigeants notent un redressement de l'activité qui devrait se prolonger mais demeurent pessimistes quant à leurs résultats d'exploitation. Conséquence, l'ensemble du tertiaire ne devrait pas échapper au ralentissement des embauches (l'indicateur global sur les effectifs prévus perd 6 points). • Bâtiment : ralentissement prévu L'industrie et les services ne sont pas les seuls secteurs à voir l'avenir en noir. Les entrepreneurs du bâtiment estiment que leur activité s'est stabilisée d'août à octobre, voire même détériorée, dans le gros oeuvre en particulier. Confrontés au tassement des commandes, ils tablent pour ce trimestre sur une poursuite de la baisse de régime dans l'ensemble des branches du secteur. • Fiscalité : la solidarité exonérée d'IS Certains dons perçus par les entreprises sinistrées ne devraient plus entrer dans le calcul de l'impôt sur les sociétés, a récemment annoncé le ministère de l'Economie. Sont concernées les entreprises victimes de catastrophes naturelles ou technologiques survenues depuis le 1er janvier 1999 ( tempêtes, naufrages de l'Erika, inondations dans le Sud, la Bretagne, la Somme, explosion d'Azf à Toulouse). Cette mesure, qui répond aux revendications des entreprises toulousaines sinistrées en septembre 2001, devrait être présentée prochainement au Parlement. Ces dons, qu'ils émanent de particuliers ou d'entreprises, doivent être distingués des indemnités versées par l'Etat, les assureurs et les responsables de dommages qui entreront toujours dans l'assiette de l'Is, précise toutefois le ministère. • Internationalisation : coup de pouce au volontariat en entreprise Lancé par le gouvernement Jospin pour pallier la fin du service national et de la coopération, le système du Volontariat international en entreprise (Vie) permet aux entreprises de confier à un jeune de 18 à 28 ans une mission à l'étranger de 24 mois maximum, tout en bénéficiant d'exonération de charges sociales. Pour relancer ce dispositif méconnu des Pme et pas uniquement réservé aux groupes disposant de filiales à l'étranger, le ministre délégué au Commerce extérieur, François Loos, a rendu publique une liste de 100 lieux d'accueil pour les volontaires (missions économiques à l'étranger, entreprises). Alors que sur 34.000 candidats seuls 1.500 ont trouvé une entreprise cette année, l'objectif du gouvernement est de doubler le nombre de départs l'an prochain. D'autres propositions devraient suivre dans les mois à venir pour soutenir l'internationalisation des entreprises (Renseignements : numéro Azur 0810 659 659).
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