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Le « papy-boom », nouvel horizon de la bataille de l’emploi ? Le vieillissement de la population française est généralement perçu comme un handicap, et, sur de nombreux plans, il l’est. Paradoxalement, c’est aussi une opportunité.
D’une part, les départs en retraite peuvent être une occasion d’alléger les effectifs de la fonction publique. On assiste également à une tension du marché du travail, réduisant le nombre de candidats. D’autre part, cela favorise le développement d’un secteur économique en pleine expansion : les services à la personne.
Il s’agit des services qui concourent au « mieux-être au domicile, au travail ou dans les loisirs. » Cela va de la garde d’enfant au bricolage, en passant par l’aide aux personnes âgées et au soutien scolaire.
Ces emplois sont, par construction, flexibles. La main-d’œuvre n’est pas nécessairement qualifiée et, dans certains cas, la réorientation peut-être rapide.
Une étude publiée récemment par l’Essec et Ineum Consulting a constaté que ce secteur avait connu une croissance de 11 % en 2006 et qu’il a représenté un chiffre d’affaires de 12,65 milliards d’euros en 2006. Il devrait atteindre 18 milliards en 2010.
Jean-Louis Borloo, ministre de l’emploi, a estimé que, l’année dernière, il avait permis la création de 145 000 emplois.
Le marché se structure, mais les freins sont encore nombreux. Beaucoup de clients potentiels n’ont pas les moyens de financer de tels services. C’est pour cela que se développent les mesures de défiscalisation. Le « Plan Handicap » vise également à faciliter leur usage par les personnes âgées dépendantes. Enfin, on assiste à un mouvement d’intégration verticale, dans lequel des sociétés comme AXA ou Dexia investissent.
Ces nouveaux emplois ont pour eux un point fort : ils ne sont que peu délocalisables ! Encore faut-il pouvoir y adapter nos demandeurs d’emplois…
Augustin FRONTENAC
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