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Un bel avenir pour les drones

Macro économie 13 janvier 2017

Alors que certains secteurs industriels connaissent la crise, d’autres s’imposent sur de nouveaux marchés tel celui des drones, un terme signifiant faux bourdon donné à des appareils sans pilote dont les premiers modèles émettaient des sortes de bourdonnements. On découvrit leur existence utopique dans des livres de science-fiction, mais aujourd’hui, ils volent pour de bon, souvent invisibles et silencieux. Leur appellation internationale est UAV (Unmanned Aerial Vehicle). Leur première utilisation fut militaire, il y a près de dix ans et depuis, ils n’ont cessé de se perfectionner tout en étant de plus en plus présents dans la guerre aérienne contre Daech.

Les drones ne peuvent évidemment remplacer les chasseurs du type Rafale, mais se révèlent remarquablement efficaces quand il s’agit de désignation d’objectifs, relais de communications, soutien aux opérations spéciales, brouillage, support au déploiement, transport, illumination de cibles, détection de missiles balistiques, écoute des signaux électromagnétiques.

D’autre part, il n’existe plus de problème vital pour les pilotes avec des appareils télécommandés par des techniciens demeurant hors des zones de guerre. En raison de leurs possibilités de repérage, ils peuvent opérer avec précision sur les cibles, et éviter les pertes civiles. C’est avec leurs drones que les Américains ont éliminé plusieurs chefs terroristes.

Les armées commandent donc de plus en plus de drones de combat dont un autre avantage non négligeable est un prix de revient très bas. Mais, c’est surtout du côté des drones civils que l’on prévoit le maximum de réussite. Les modèles sont appelés MALE (pour « Medium Altitude Long Endurance ») et les drones volant à haute altitude et de grande autonomie HALE (pour « High Altitude Long Endurance »).

Les applications civiles concernent de nombreux domaines comme la surveillance maritime et environnementale (dont les feux de forêt), les opérations de recherches aériennes et de sauvetage, la récolte de données d’intérêt météorologique ou en environnement difficile (nucléaire, radiologique, bactériologique, chimique par exemple), le relais d’informations, la prise de photographies aériennes, la cartographie.

Pour l’agriculture, le drone permet d’obtenir une cartographie parcellaire précise, de recueillir différentes données, avec des capteurs spécifiques, comme l’indice de végétation, l’indice de stress hydrique, le niveau de chlorophylle, celui de mauvaises herbes ou de parasites présents dans le champ. Étant donné son prix (20 000 à 30 000 euros), il ne convient qu’aux importantes exploitations.

La France demeure le premier pays au monde à avoir organisé un cadre légal strict visant à réglementer l’usage de ces appareils. Dès lors que les images sont exploitées à des fins autres que le loisir ou la compétition, le vol des drones est soumis à la réglementation aérienne avec notamment une certification des télépilotes et la déclaration obligatoire des vols auprès de la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile).

L’usage de drones, dits « de loisirs », jouets pour enfants ou objets de détente ou de concours et divertissement pour les adultes, est très encadré. Défense de voler au-dessus de l’espace public ou en agglomération ou à proximité de lieux sensibles ou protégés comme les aérodromes, les centrales nucléaires, respecter la vie privée. Interdit la nuit. Photos ou vidéos sont possibles à condition de ne pas être vendues, sinon assimilation à un professionnel.

On n’a pas encore exploité toutes les possibilités des drones. Amazon, sans doute suivi par les autres sites de vente à domicile, veut les utiliser pour les livraisons personnelles. À Paris, la Préfecture de police en a commandé deux, furtifs, pour surveiller la capitale. Ils seront dotés de caméras pouvant lire des plaques d’immatriculation, et coûteront tout de même environ 350 000 euros.

Selon une étude publiée par le cabinet Oliver Wyman, en France, le marché des drones civils pourrait s’élever à 652 millions d’euros en 2025, contre 155 millions d’euros en 2015.


Vers un marché mondial de 12 milliards de dollars

Alors que le marché des appareils de loisirs devrait passer de 90 millions d’euros en 2015 à 190 millions d’euros en 2025, celui des engins professionnels pourrait faire un bond de 65 millions d’euros à 461 millions d’euros (dont 276 millions d’euros pour les exploitants et 185 millions d’euros pour les constructeurs).

Le marché mondial (1, 6 milliard d’euros en 2015) devrait atteindre 12 milliards en 2020 dont 25 % pour l’industrie française. Aujourd’hui, les États-Unis sont les principaux producteurs, Israël propose d’excellents modèles militaires, la Chine prévoit une vaste offensive.

Le ciel sera de plus en plus encombré, d’autre part, revers de la médaille, les modèles légers, difficilement détectables peuvent aider au terrorisme, fournir des moyens de transport aux fabricants de drogue, aux contrebandiers. La police devra s’adapter.

 

René QUINSON

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