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Petit et malin comme Goupil
Basée en Lot-et-Garonne, la société Goupil commercialise des véhicules utilitaires compacts auprès des collectivités et des entreprises. Particularité, ils sont électriques et montrent qu’il est possible de concilier besoins de performance et protection de l’environnement.

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Une gamme étendue et pratique
Le Goupil G3 allie robustesse et autonomie dans un format compact (1,10 m de large) très adapté en centre-ville ou dans un parc.
Modulable, il se décline en différents modèles : avec benne ou plateau basculant, nettoyeur haute pression, fourgon isotherme ou adapté au ramassage du linge, hayon… « Nous avons un large éventail d’options, indique Pascal Duclos. Car au départ, il y a souvent une demande du client et nous faisons en sorte de répondre à l’usage particulier qu’il veut faire de notre véhicule. » En tout, une quinzaine de modèles sont disponibles.
Goupil en chiffres
La société Goupil Industrie emploie environ 35 salariés.
Son chiffre d’affaires devrait dépasser les 8,5 millions d’euros au 31 décembre 2007 (contre un peu plus de 5 millions d’euros en 2006).
Basée à Aiguillon, dans le Lot-et-Garonne, elle a ouvert six agences commerciales en France : Cergy, Orléans, Rennes, Mulhouse, Lyon et Aix-en-Provence.
100 véhicules ont été vendus en 2004, 270 en 2007 et 450 sont déjà commandés pour 2008. |
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Son souhait, il le glisse en fin d’interview : « que Goupil devienne pour le petit utilitaire électrique ce que Frigidaire est devenu pour le réfrigérateur ». Mais il ajoute, lucide : « ça, il faut le mériter ».
Pascal Duclos est le président-directeur général et le cofondateur, avec Thierry Zerbato, de la société Goupil (1). Après plusieurs années passées à Schneider Electric, au sein d’un laboratoire où il développait des algorithmes de commandes de machines électriques, est venue l’envie de créer une entreprise et d’en profiter pour revenir dans le Sud Ouest, d’où il est originaire.
Une technologie au point
Avec son associé apportant ses compétences industrielles dans le domaine des nacelles et chariots élévateurs, ils commencent par importer du matériel américain : Taylor Dunn, pour tenter de le commercialiser en France. C’est un premier test du marché pour les véhicules électriques, et « un exemple à ne pas suivre, précise Pascal Duclos. Très rapidement nous avons décidé de concevoir nos produits en interne. »
Depuis la fondation à Tonneins (2), dans le Lot-et-Garonne, il y a dix ans à peine, cinq versions de leur premier véhicule ont vu le jour. En 2001, ils remettent tout à plat et aboutissent presque au modèle actuel, qu’ils continuent de faire évoluer en 2006, avant une nouvelle mouture l’an prochain. Mais il s’agit plus de répondre aux demandes particulières des clients que de faire de la recherche et développement.
« Nous ne sommes qu’une PME, explique Pascal Duclos. Les Bolloré, Dassault, ont davantage de moyens pour mettre au point de nouveaux moteurs. Nous avons choisi de reprendre la technologie du chariot élévateur, la seule qui soit répandue et proposée à des coûts compatibles avec le marché. »
Ce marché, qu’ils ont pratiquement créé, c’est celui des véhicules utilitaires compacts. Et dans ce domaine, il y a encore un an, l’aspect électrique n’était pas forcément mis en avant. « Les collectivités que nous démarchions, raconte Pascal Duclos, nous disaient qu’elles avaient testé des produits pas concluants (problèmes de batteries et autres). Du coup, nous insistions par exemple sur le côté étroit du Goupil, qui peut faire un demi-tour sur place, très pratique en centre-ville. »
Stop and go
Et pourtant, l’aspect électrique a aussi son intérêt, il est parfois plus performant que le thermique. « Avant d’être écologique, c’est d’abord économique, poursuit-il. Nos visons les clients qui font du «stop and go», autrement dit tout ce qui concerne l’entretien des espaces verts, la propreté urbaine, la livraison de marchandises ou la manutention. »
Nicolas Hulot, Al Gore et le Grenelle de l’environnement ont sans doute rendu les clients potentiels de Goupil plus attentifs à l’argument environnemental. Mais Pascal Duclos veut que le premier motif d’achat soit lié à la performance. « Nous vendons d’abord et avant tout des outils de travail. »
Entreprises et collectivités semblent convaincues car l’année 2007 a été bonne. Leur plus gros contrat a été signé avec les Chantiers navals de Brest qui ont demandé 58 véhicules ; la Ville de Bordeaux en a commandé 11 (elle en a déjà une douzaine) ; mais il y a aussi le Center Parcs de l’Ailette, dans l’Aisne ; JCDecaux, pour le nettoyage des stations Vélib’ à Paris ; et puis les villes de La Baule, de Dunkerque, d’Avignon… Un jour prochain, Pascal Duclos pourrait bien mériter que son souhait devienne réalité.
Vincent TRIDON
1 - Voir le site de la société de véhicules utilitaires électriques : http://www.goupil-industrie.com
2 - Le siège social et l’usine ont déménagé en mai 2006 de quelques kilomètres, pour s’installer à Aiguillon.
Légende photo : Pascal Duclos, Pdg de Goupil. |
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| © Les Echos Judiciaires Girondins - Journal N° 5418 du 11/12/2007. Tout droit révervé. |
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