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Vent de paraître : Manon Cormier, une femme debout

Livre - guide - revues spécialisées 17 mars 2017

Dans le cadre de la Journée de la femme le 8 mars, le Professeur Bernard Lachaise présentait son ouvrage sur l’avocate bordelaise Manon Cormier (1896-1945) à la Maison de l’Avocat de Bordeaux. 

En présence du Bâtonnier Jacques Horrenberger et de la Vice-bâtonnière Françoise Casagrande, l’historien a captivé l’auditoire, retraçant le parcours méconnu de cette avocate et ancienne résistante dont le nom est inscrit au Panthéon. « C’est une femme pionnière et une féministe reconnue, entrée dans l’Histoire à la fin de sa vie », rappelle le professeur. Manon Cormier, dont une rue de Bordeaux porte le nom dans le quartier de Mériadeck, a connu un destin exceptionnel. Pionnière à la Faculté de Droit de Bordeaux, elle décroche un doctorat en 1932 et fut la première femme en France secrétaire de la Conférence du Stage des avocats de Bordeaux et donc la première Bordelaise avocate à Bordeaux en 1921. « Elle n’a pas été une grande avocate d’abord parce qu’elle était issue de la petite bourgeoisie et non des milieux judiciaires. Elle fut essentiellement au bureau des consultations gratuites pour la défense des plus faibles. C’est tout à son honneur. Ensuite, elle a sans doute été victime de la méfiance et de la misogynie de nombre d’avocats. Il fallait à ces jeunes femmes de la répartie pour s’imposer à l’époque », souligne Bernard Lachaise. Fondatrice en 1938 du Club Soroptimist de Bordeaux, cette féministe ardente fonda la section girondine de la Ligue française pour le Droit des femmes (LFDF) en 1924. Défenseure du droit de vote des femmes, elle organisa, avec l’aval du maire de Bordeaux Adrien Marquet, des « élections municipales virtuelles » qui se déroulèrent à l’Athénée municipal. Là, plusieurs milliers de personnes – hommes et femmes – purent poser leur bulletin dans une urne. Cela ne comptait pas mais cela marqua les esprits. Elle fut aussi membre du comité central de la Ligue dès 1928, amie et disciple de Maria Vérone. On ne connaît que peu son rôle dans la Résistance, mais il semble avoir été important car Manon Cormier fut déportée classée « Nuit et Brouillard » à Ravensbruck et à Matahausen. Morte à Paris le 25 mai 1945, Manon Cormier est enterrée au cimetière protestant de Bordeaux rue Judaïque. Le Barreau de Bordeaux a soutenu la publication de cet ouvrage de référence.

Vincent ROUSSET

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