Les Echos Judiciaires Girondins - Accueil Publiez votre annonce legale en ligne !
Mot(s)-clé : Rechercher !
 Accueil    Actualités 

Vie des professions

Les Echos Judiciaires du 28 novembre 2014
S'inscrire gratuitement | Se connecter

 
 

 

Cour d’appel : Le Procureur général enfin nommé !


André Ride, 61 ans, a été installé lundi 30 janvier dans ses fonctions de Procureur général près la cour d’appel de Bordeaux devant une salle comble…


Assis au premier rang des personnalités, dans un fauteuil placé au centre de la travée comme le veut l’usage, André Ride, 61 ans, le nouveau Procureur général près la cour d’appel écoute la Première Présidente. Sont présents dans la salle entre autres figures de l’institution judiciaire, Vincent Lamanda, Premier Président de la Cour de cassation et Jean-Claude Marin, Procureur général près la Cour de cassation. La salle est comble pour ce qui est un moment important. « Je tiens à redire, à l’occasion de son départ, combien j’ai apprécié pendant les deux années que nous avons passées ensemble, la qualité et la franchise du dialogue que nous avions su nouer avec Jean-Marie Darde », précise, en préambule la Première présidente, Chantal Bussière, dressant ensuite les grandes lignes du parcours du nouveau Procureur général : « Très longtemps magistrat de terrain, du plus petit tribunal de grande instance à une cour d’appel d’importance, vous venez pendant quatre années de diriger l’inspection générale des services judiciaires, véritable observatoire de notre institution ». André Ride est le 31ème Procureur général à inscrire son nom à la cour d’appel de Bordeaux.

Deux dirigeants à pouvoir égal

Une nomination qui intervient alors qu’au palais s’instruisent plusieurs affaires sensibles. Une juridiction qui ne lui est pas étrangère. Alors inspecteur général des services judiciaires (IGSJ), véritable « police des juges », il y avait initié plusieurs contrôles de fonctionnement. « La sincérité de nos premiers échanges me laisse augurer un exercice harmonieux de cette dyarchie (organisation de la justice reposant sur deux dirigeants à pouvoir égal) à laquelle je suis très attachée puisque, comme en toute démocratie, il ne peut exister de pouvoir sans contre pouvoir... » poursuit la Première présidente. S’abstenant de répondre précisément sur ce point, le nouveau Procureur général, s’adressant à Chantal Bussière, répond : « Nous n’avons jamais travaillé ensemble, mais nous nous connaissons de longue date. Nous portons sur les gens et les choses un même regard. Nous avons de la justice une même idée et nous connaissons les forces et les faiblesses de ceux qui la servent... ».

Un parquet «plus visible»

Pour André Ride, le Procureur général a un rôle multiple : « Il est d’abord le responsable du Ministère Public auprès de la juridiction d’appel (…) Il fait prendre la parole par ses avocats généraux et ses substituts généraux à l’audience ». André Ride entend, qu’outre les formations pénales, ses collaborateurs soient « visibles » aux audiences civiles, commerciales ou sociales, « à chaque fois que cela s’avèrera nécessaire si les moyens m’en sont donnés ». Autre cercle de compétences, le Procureur général « doit veiller à l’application de la loi pénale dans toute l’étendue du ressort de la cour ». Ainsi, André Ride rappelle qu’il souhaite « une politique pénale cohérente appliquée dans l’ensemble des parquets afin que les citoyens n’aient pas l’impression d’être traités différemment selon l’endroit ». Un souci de lisibilité de l’action publique qui doit « être prégnant vis-à-vis des forces de police et de gendarmerie ». Le Procureur général pointe l’existence d’une jurisprudence de la cour : « n’est-il pas souhaitable qu’il y ait une réponse du parquet ? ». André Ride évoque enfin ses priorités : « La lutte contre la délinquance et la criminalité organisée, contre la délinquance quotidienne et juvénile». Le tout nouveau Procureur général met, pour conclure, l’accent sur « l’exécution effective des peines pour que commence le processus de réinsertion du condamné tant il est vrai que la crédibilité de l’autorité judiciaire serait ruinée aux yeux de tous si les peines prononcées n’étaient pas subies ».



Eric MOREAU



Légende photo : André Ride, Procureur général près la Cour d’appel de Bordeaux.

© Les Echos Judiciaires Girondins - Journal N° 5852 du 07/02/2012. Tout droit révervé.

A lire également dans Vie des professions



203531
ANNONCES EN LIGNE
 
Les Journaux
 
 
  LE DERNIER JOURNAL DU 28/11/2014
  RECHERCHE AVANCÉE
 
Actualités
  Economie
  Environnement
  Droit
  Vie des professions
  High-tech
  Loisirs / culture
  Santé
  Ventes au tribunal
  Le mardi de l'immobilier
  Le vendredi de l'emploi
  Gironde actualités
  Social
  Chroniques du barreau
  Carnet
  Collectivités
  Les cahiers pratiques du barreau
  Ventes devant avoir lieu au tgi de libourne
  Ventes devant avoir lieu au tgi de bordeaux
  Résultats des ventes du tgi de bordeaux
  Résultats des ventes du tgi de libourne
  Billet d'humeur
  Tribune libre
  Chronique des notaires de gironde
  Concours
  Le commissaire aux comptes
  L'emploi et l'immobilier en août
  Fiscalité
  Finance
  Nécrologie
  Entreprises
  Actu fiscale en bref
  Sortir
  Interview
  S'abonner au journal
 
Annonces Légales
  Ventes au tribunal
  Appels d'offres / Avis d'enquète
  Constitutions
  Modifications
  Fonds de commerce
  Location Gérance
  Régimes Matrimoniaux
  Tribunal de Grande Instance
  Tribunal de Commerce
  Changement de nom
  Avis
  Marché Public
  Diffuser une annonce
 
Le Journal
  C'EST MA PREMIÈRE VISITE
  LES ECHOS JUDICIAIRES GIRONDINS
  ANNONCES LÉGALES
  PUBLICITÉ
  ABONNEMENT
  ESPACE PERSONNEL
  NEWSLETTER
  CONTACTEZ-NOUS
 
Autres Publications
  LA VIE ECONOMIQUE
  LES ANNONCES LANDAISES
La Une du dernier journal du 28/11/2014 | Créer un compte | Créer une Alerte | Espace Personnel | Mentions légales | Plan du site | Contact |
© Les Echos Judiciaires Girondins - Réalisation : n / Agence Conseil Internet