Les Echos Judiciaires Girondins - Accueil Publiez votre annonce legale en ligne !
Mot(s)-clé : Rechercher !
 Accueil    Actualités 

Vie des professions

Les Echos Judiciaires du 18 mai 2012
S'inscrire gratuitement | Se connecter

 
 

 

En pleine forme

Envers et contre tout, le marché de l'immobilier continue à bien se porter. Même les nouvelles inquiétantes venues du front du chômage ne parviennent pas à démoraliser la Fnaim.

Les droits de mutation en ligne de mire
Partant du principe que plus la fiscalité touchant un secteur d'activité est faible, plus ce secteur est dynamique, la Fnaim propose une série de mesures rassemblées sous le thème : la «politique fiscale du logement». La plupart de ces propositions consistent à abaisser le taux de divers impôts, à commencer par les droits de mutation à titre onéreux. Le taux de ces droits avait déjà été abaissé à 4,80% en 1999. La Fnaim propose de le ramener à 3,80%. «Si une seule mesure devait être acceptée par Bercy, je prendrais celle-là», assure Philippe Audras, président de la fédération. Les agents immobiliers plaident aussi auprès du gouvernement pour l'exonération de ces droits pour les «accédants aux revenus modestes» qui constitueraient «un effort de deux ans d'épargne probable» et donc un important frein à l'achat immobilier. Mais dans une période de restriction budgétaire, il est sans doute difficile d'obtenir des faveurs pour un secteur (encore ?) en plein dynamisme.
Le point sur les prix en France(1)

Maisons : 1.403 e
Appartements : 1.917 e
Maisons + appartements au second semestre 2002 : 1.612 e
En Ile-de-France au 3e trimestre : 2.445 e
Dans le Sud-est : 2.216 e
Dans le Sud-ouest : 1.354 e
Dans le Centre-est : 1.350 e
Dans l'Ouest : 1.297 e
Dans le Nord-est : 1.272 e.

1- en moyenne (au m2)

Tout va toujours très bien pour les agents immobiliers, merci. Bulle financière, production atone, consommation ralentie et même crise systémique du capitalisme : rien ne vient entamer le moral de la profession. «Le troisième trimestre a été très dynamique», lance Philippe Audras, président de la Fédération nationale des agents immobiliers (Fnaim), le 17 octobre, lorsqu'il présente son point de conjoncture.
Certes, les troisièmes trimestres, qui correspondent à l'été, se portent souvent très bien. Une agence immobilière installée à Paris le raconte volontiers : «Lorsqu'il fait beau, on trouve plus de charme à un appartement et il se vend mieux. Et l'été, les gens ont plus de temps ; ils sont détendus». Il n'empêche que la conjoncture est, pour l'ensemble de l'année, particulièrement favorable. Pas moins de 625.000 ventes sont attendues par la Fnaim pour 2002, soit une progression de 4,5% en un an.
Dans la morosité économique ambiante, il est en effet au moins un facteur qui ne joue pas contre le marché de l'immobilier : le bas niveau des taux d'intérêts, qui favorise le crédit.
C'est surtout le marché des maisons qui se porte bien. Il enregistre une progression de 8,2%, contre seulement 0,8% pour celui des appartements, victime d'«une pause au cours des mois d'hiver».
Sur le plan géographique, le dynamisme est à peu près uniforme dans l'ensemble des grandes régions du territoire, à l'exception de la vaste région «Centre-Rhône-Alpes» où le marché ne progresse que de 1,8%.
> La profession devra néanmoins s'adapter : Côté prix, les professionnels n'ont pas non plus à se plaindre. L'augmentation atteint 5,4% au second trimestre 2002, comme au premier trimestre. Si, depuis deux ans, les prix de l'immobilier continuent d'augmenter à ce rythme soutenu d'environ 5% par an, on ne peut plus parler de «flambée» comme c'était le cas en 1999 et 2000, lorsque l'évolution atteignait 10% l'an.
Une plus grande sagesse semble l'emporter. «On a constaté une baisse des prétentions des vendeurs», explique Michel Mouillard, expert de la conjoncture à la Fnaim.
A force de pronostiquer un ralentissement, les agents immobiliers conseillés par la fédération auraient «réussi à convaincre les vendeurs» de ne pas proposer des prix trop élevés. On assisterait donc à un «atterrissage en douceur» du marché.
En effet, selon Philippe Audras, «on n'atteindra jamais les 700.000 biens vendus» par an. Le marché immobilier français est, selon lui, trop peu garni pour cela.
Le ralentissement de la hausse des prix entraînera cependant pour les professionnels une «modification importante de l'exercice du métier», assure Michel Mouillard. Ils devront gérer la stagnation plutôt que surfer sur la hausse.
En outre, la bonne conjoncture avait, depuis trois ans, favorisé «une avalanche de création de cabinets», explique Philippe Audras, notamment par «des cadres qui ont profité d'un plan social». Que deviendront ces nouveaux cabinets dans un environnement moins porteur ?

«Les portefeuilles se dégarnissent»

Pour la Fnaim, les perspectives demeurent excellentes. «Depuis un an, on cherche toutes les raisons qui feront que le marché va se retourner», reconnaît Michel Mouillard. Mais il ajoute aussitôt que «le dynamisme de la demande est époustouflant», la preuve en est des 625.000 ventes -et donc des 625.000 offres- enregistrées cette année. Pourtant, plusieurs données n'incitent pas à partager cet optimisme. Les prix ont maintenant atteint et largement dépassé le niveau de la bulle du début des années 1990, record que la profession jugeait volontiers impossible à battre, il y a quelques années. L'économie est maintenant en net ralentissement et le chômage, s'il devait sérieusement augmenter, devrait peser sur les perspectives des ménages et donc sur les achats immobiliers. En outre, «les portefeuilles se dégarnissent», admet lui-même Michel Mouillard. Les propriétaires qui attendaient le meilleur moment pour vendre ont fini par le faire. Enfin, et surtout, on constate d'ores et déjà un certain fléchissement des prix dans certaines zones cruciales, comme les arrondissements les plus chics de Paris. Simple ralentissement ou avant-goût de baisse brutale, le marché n'a pas encore tranché. La réponse à la question dépend en fait d'un phénomène plus structurel : est-on en train d'assister à une transformation de la France en «nation de propriétaires» ? Aujourd'hui, ces derniers sont légèrement plus nombreux que les locataires, qui étaient encore 75% au lendemain de la deuxième guerre mondiale. «En 2030, il est possible que le marché locatif ne représente plus qu'un quart des logements», affirme Philippe Audras.
Olivier Razemon

© Les Echos Judiciaires Girondins - Journal N° 4886 du 05/11/2002. Tout droit révervé.

A lire également dans Vie des professions



158233
ANNONCES EN LIGNE
 
Les Journaux
 
 
  LE DERNIER JOURNAL DU 18/05/2012
  RECHERCHE AVANCÉE
 
Actualités
  Economie
  Environnement
  Droit
  Vie des professions
  High-tech
  Loisirs / culture
  Santé
  Ventes au tribunal
  Le mardi de l'immobilier
  Le vendredi de l'emploi
  Gironde actualités
  Social
  Chroniques du barreau
  Carnet
  Collectivités
  Les cahiers pratiques du barreau
  Ventes devant avoir lieu au tgi de libourne
  Ventes devant avoir lieu au tgi de bordeaux
  Résultats des ventes du tgi de bordeaux
  Résultats des ventes du tgi de libourne
  Billet d'humeur
  Tribune libre
  Chronique des notaires de gironde
  Concours
  Le commissaire aux comptes
  S'abonner au journal
 
Annonces Légales
  Appels d'offres / Avis d'enquète
  Constitutions
  Modifications
  Convocations
  Fonds de commerce
  Location Gérance
  Régimes Matrimoniaux
  Tribunal de Grande Instance
  Tribunal de Commerce
  Avis
  Insaisissabilité
  Marché Public
  Diffuser une annonce
 
Le Journal
  C'EST MA PREMIÈRE VISITE
  LES ECHOS JUDICIAIRES GIRONDINS
  ANNONCES LÉGALES
  PUBLICITÉ
  ABONNEMENT
  ESPACE PERSONNEL
  NEWSLETTER
  CONTACTEZ-NOUS
 
Autres Publications
  LA VIE ECONOMIQUE
  LES ANNONCES LANDAISES
La Une du dernier journal du 18/05/2012 | Créer un compte | Créer une Alerte | Espace Personnel | C'est ma Première Visite | Plan du site | Contact |
© Les Echos Judiciaires Girondins - Réalisation : On / Agence Web Bordeaux | Encheres | Entreprise | Commerce a vendre | Forum entreprise | Contact professionnel