Au cours de son installation, le nouveau président Philippe Debayle a insisté sur la prévention des difficultés des entreprises, particulièrement impactées depuis 2 ans par la crise.

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Après avoir pleinement rempli sa mission de 4 ans à la présidence du Tribunal de Commerce de Bordeaux, Alfred Reich a donc laissé la place à son successeur Philippe Debayle au cours de l’audience solennelle de rentrée de la juridiction.
Achevant son mandat dans un contexte économique dégradé, le président Reich, récemment élu au Conseil national des Tribunaux de Commerce, a tout de même appelé les acteurs économiques présents à « garder confiance dans l’avenir ».
A 58 ans, le nouveau président a formulé les mêmes vœux que son père Jacques Debayle qui a présidé l’institution de 1981 à 1985. Issu d’une famille d’assureurs, Philippe Debayle a affirmé que son action s’appuierait sur la déontologie et la formation qui « doit permettre d’améliorer la pertinence de nos décisions ».
Prévention
Il a également insisté sur la prévention et l’impérieuse nécessité pour les entreprises, souvent intimidées par la juridiction, de communiquer leurs difficultés. C’était une des lignes directrices de la Loi de Sauvegarde. « La prévention doit être le fer de lance de notre action en direction des entreprises : prévention détection à travers l’entretien que va avoir l’entrepreneur avec le juge en charge de la prévention, entretien d’une absolue confidentialité, qui permet au chef d’entreprise, outre le fait de reprendre véritablement conscience de sa situation, de dédramatiser sa venue au tribunal, de se déculpabiliser, de sortir de son isolement ; prévention traitement à travers le mandat ad hoc et la conciliation, procédures amiables ouvertes à la seule initiative du chef d’entreprise, outils qui, bien utilisés, sont d’une grande efficacité ». Le président Debayle, dubitatif sur l’entreprise à 1 euro, soutient les mesures du plan de relance qui, à travers les interventions du FSI (Fonds Stratégique d’Investissement), du FCDE (Fonds de Consolidation et de Développement des Entreprises), du FMEA (Fonds de Modernisation des Equipementiers Automobiles) et « les solutions apportées par OSEO doivent permettre aux entreprises de consolider leurs fonds propres. Or, la trésorerie, c’est le carburant de l’entreprise ».
Vincent ROUSSET
Légendes :
Photo 1 : Le président Philippe Debayle appuiera son action sur la déontologie et la formation.
Photo 2 : Philippe Debayle, président du Tribunal de Commerce de Bordeaux, le 18 janvier lors de son installation.
Crédits photos : Alban Gilbert |
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