Couverture du journal du 18/09/2020 Consulter le journal

Opéra de Bordeaux « Plus que parfaits »

Jusqu’au 6 septembre, l’exposition « Plus que parfaits. Métamorphose des corps en scène » propose de découvrir le patrimoine des costumes et accessoires des productions et coproductions de l’Opéra national de Bordeaux, et le savoir-faire de ses ateliers et artistes concepteurs.

Pour faire un opéra, il faut des musiciens, des chanteurs et un metteur en scène, certes, mais aussi plusieurs autres artistes et artisans qui sortent rarement de l’ombre tels que costumiers, couturiers, accessoiristes, maquilleurs, perruquiers, habilleurs, peintres, etc.

Après avoir été présentée avec succès à Bordeaux en 2015, puis au château de Cadillac et à l’abbaye aux Dames de Saintes, l’exposition Plus que parfaits est de retour en ses murs dans une nouvelle version, augmentée des dernières productions et coproductions de l’Opéra de Bordeaux.

À travers tout l’espace du Grand Théâtre, dans les différents salons, elle présente l’art et la manière de modeler, transformer et métamorphoser les corps en scène, pour la scène. « En effet », comme l’expliquent ses commissaires, « le corps du comédien, du danseur, devenu personnage de son art, est un corps mutant en scène. C’est un corps augmenté. » Tous les accessoires et toutes les prothèses sont convoqués : étoffes, structures, vertugadins, paniers, faux cul, poils et plumes, parures, maquillage, latex et faux sang.

L’exposition est introduite par deux installations : une forêt de bouleaux en vitrine issue de Tristan dans le hall et un vol aérien d’ailes angéliques dans l’escalier gardé par un étrange monstre cuirassé. Dans les salons, les objets s’organisent autour de thématiques : « Ce soir je serais la plus belle… », « À plume et à poil », « Des visages des figures », « Un rien m’habille », « Très mâle, très bien », « De la tête aux pieds », « Le corps du roi ».

Le parcours de l’exposition est ponctué par onze nouvelles œuvres d’art contemporain du FRAC Nouvelle-Aquitaine Méca, choisies pour accompagner et entrer en résonance avec les objets présentés. La scène, quant à elle, est investie par le plasticien, performeur et chorégraphe sud- africain Steven Cohen et sa collection excentrique de chaussons de danse.