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A Wall Street, les valeurs technologiques plombent le Nasdaq

L'indice Dow Jones a stagné et le Nasdaq a replongé lundi en territoire de "bear market" ou marché baissier au cours d'une séance agitée à...

La façade du New York Stock Exchange (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - SPENCER PLATT)

L’indice Dow Jones a stagné et le Nasdaq a replongé lundi en territoire de « bear market » ou marché baissier au cours d’une séance agitée à la Bourse de New York.

Selon des résultats définitifs à la clôture, l’indice Dow Jones est resté stable à 32.945,24 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a chuté de 2,04% à 12.581,22 points. L’indice S&P 500 a perdu 0,74% à 4.173,11 points.

Le Nasdaq est repassé en « bear market » (en référence à l’ours qui abaisse sa patte quand il attaque), ce qui signifie que le marché a perdu plus de 20% par rapport à son pic de fin novembre.

Les échanges, qui avaient commencé dans le vert, ont été dominés par la volatilité, les investisseurs réagissant aux développements géopolitiques et au regain de contagion au Covid-19 en Chine qui inquiète.

La quatrième session de pourparlers entre l’Ukraine et la Russie doit reprendre mardi, a rapporté un négociateur de Kiev.

Dimanche, un négociateur russe avait évoqué des « progrès significatifs », ce qui avait donné de l’allant aux indices en début de séance.

Dans le même temps, les bombardements russes continuent de faire rage.

Deux personnes ont été tuées dans des bombardements russes sur Kiev qui ont visé un immeuble résidentiel et une usine aéronautique. Neuf personnes ont été tuées dans une frappe de l’armée russe contre une tour de télévision près de Rivne (ouest).

L’armée russe « n’exclut pas la possibilité de prendre le contrôle total des grandes villes qui sont déjà encerclées », a prévenu le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Par ailleurs, Washington s’est dit « profondément » préoccupé par la position « d’alignement de la Chine avec la Russie » pour la guerre en Ukraine.

« Les actions chinoises cotées aux États-Unis ont été sous pression à la suite d’informations selon lesquelles la Russie aurait demandé à la Chine une aide militaire en Ukraine », soulignaient les analystes de Wells Fargo. 

Les sites chinois de vente en ligne Alibaba et JD.com ont perdu chacun plus de 10%.

En outre, « la Chine connaît la plus forte augmentation des cas de Covid depuis mars 2020, ce qui a déclenché des confinements dans plusieurs villes, dont Shenzhen », un pôle technologique majeur, a-t-on signalé chez Schwab.

Apple a perdu 2,66% à 150,62 dollars alors qu’un de ses fournisseurs, Foxconn, a dû suspendre ses opérations à Shenzhen. 

D’autres valeurs technologiques ont également cédé du terrain comme Amazon (-2,52% à 2.837,06 dollars), Alphabet (-2,86% à 2.534,82 dollars) et les fabricants de puces comme Nvidia (-3,48%) ou AMD (-1,96%).

Les laboratoires fabriquant les vaccins contre le Covid-19 ont eu, eux, le vent en poupe comme Moderna (+8,59% à 150,07 dollars) ou Pfizer (+3,94% à 52,25 dollars).

Les rendements sur le marché obligataire se tendaient fortement alors que les investisseurs s’attendent à ce que la Banque centrale américaine (Fed) commence un cycle de hausses des taux dès mercredi à l’issue d’une réunion monétaire de deux jours.

Les taux sur les bons du Trésor à dix ans grimpaient à 2,13%, un plus haut depuis juillet 2019.

Les marchés s’attendent à ce que la Fed relève d’un quart de point de pourcentage (0,25%) les taux au jour le jour pour la première fois depuis 2018.

Les titres du secteur financier ont été dopés par ces perspectives de hausse des taux: Visa a gagné 1,84% et American Express 2,91%.

Nasdaq

vmt/tu/eb

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