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Après l’inflation américaine, Wall Street chute, les taux obligataires montent

La Bourse de New York a conclu en forte baisse jeudi, assommée par la forte inflation américaine qui fait craindre une accélération des hausses de taux d'intérêt de la...

Un opérateur du New York Stock Exchange (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - SPENCER PLATT)

La Bourse de New York a conclu en forte baisse jeudi, assommée par la forte inflation américaine qui fait craindre une accélération des hausses de taux d’intérêt de la part de la Banque centrale (Fed).

Selon des résultats définitifs, les indices ont terminé au plus bas de la séance, le Dow Jones perdant 1,47% à 35.241,59 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a chuté de 2,10% à 14.185,64 points. Le S&P 500 a lâché 1,81% à 4.504,08 points.

Les actions ont fait grise mine « alors que l’inflation est à nouveau plus élevée que prévu alimentant encore davantage les attentes d’un resserrement ferme de la politique monétaire de la Fed », ont résumé les analystes de Wells Fargo.

L’inflation a continué à accélérer en janvier aux États-Unis pour atteindre 7,5% sur un an (+0,6% sur le mois), son rythme le plus rapide depuis près de 40 ans et plus qu’attendu, a annoncé l’Administration américaine jeudi.

Il faut remonter à février 1982 pour retrouver une inflation annuelle aussi élevée, selon l’indice des prix à la consommation (CPI) publié jeudi par le département du Travail. Sur un an, les prix de l’énergie ont augmenté de 27%, et ceux de l’alimentation ont grimpé de 7%.

Face à cette ascension des prix et aux craintes que la Banque centrale américaine (Fed) ne soit plus stricte dans sa politique monétaire afin de juguler l’inflation, les rendements obligataires sur les bons du Trésor à 10 ans ont franchi jeudi la barre des 2%, pour la première fois depuis juillet 2019. Ils grimpaient à 2,04%. 

Les taux sur les bons à deux ans, reflétant les craintes des investisseurs face à une hausse plus rapide des taux de la Fed, ont bondi de 18% à 1,61% aplatissant la courbe entre les taux à moyen et long terme.

« Les chiffres de l’inflation sont ressortis plus forts qu’attendus et c’est négatif pour le marché », a indiqué Peter Cardillo de Spartan Capital.

« Cela signifie que la Fed pourrait être plus agressive et si elle a des signes que les salaires augmentent davantage lors du prochain rapport sur l’emploi le 4 mars, elle pourrait relever les taux d’un demi-point de pourcentage (0,50%) d’un coup », a relevé l’analyste.

La prochaine réunion du Comité monétaire de la Réserve fédérale est prévue les 15 et 16 mars. 

Relèvement des taux impromptu ?

Mais certains analystes craignent désormais que la Fed puisse opérer un relèvement des taux de façon impromptue sans attendre cette date de réunion officielle, comme l’a suggéré jeudi un des membres du Comité monétaire de la Banque centrale, James Bullard.

Les onze secteurs du S&P ont tous terminé dans le rouge, à commencer par les secteurs sensibles à la hausse du coût de l’argent, comme le secteur immobilier (-2,86%) ou celui des technologies de l’information (-2,75%).

Même des groupes qui ont partagé de bonnes nouvelles grâce à leurs résultats trimestriels ont été sanctionnés.

L’action d’Uber, d’abord recherchée, a finalement plongé de 6,07% à 37,75 dollars bien que le groupe ait annoncé avoir dégagé un bénéfice net de 892 millions de dollars au quatrième trimestre, un signe que la rentabilité n’est plus une chimère pour le géant des locations de voitures avec chauffeurs (VTC).

Disney a sauvé la mise (+3,41% à 152,25%) après avoir vu son chiffre d’affaires augmenter de 34% sur un an, à 21,8 milliards de dollars au premier trimestre de son exercice comptable. Le bénéfice, lui, est ressorti à 1,1 milliard de dollars. 

Son service de vidéo en ligne, Disney+, a gagné 11,7 millions d’abonnés en un trimestre, pour atteindre 129,8 millions soit nettement plus que les 124,6 millions anticipés.

Twitter a perdu 2,01% à 37,07 dollars après avoir vu son nombre d’utilisateurs progresser au quatrième trimestre 2021, mais son chiffre d’affaires est ressorti en dessous des attentes de Wall Street. Son conseil d’administration a par ailleurs approuvé un nouveau programme de rachat d’actions pour 4 milliards de dollars, ce qui a soutenu le titre en début de séance.

Les fabricants de semi-conducteurs et micro-processeurs ont particulièrement souffert alors que le patron d’Intel, Pat Gelsinger, a prévenu que des composants de semi-conducteurs continueront d’être difficiles à se procurer en 2023.

Ainsi les titres d’Intel (-2,10%), de Nvidia (-3,30%) ou encore d’AMD (-5,33%) ont chuté.

Nasdaq

vmt/jul/lum

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