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#Balancetonbar: à Paris, une campagne et une formation pour la réouverture des discothèques

Les professionnels de la nuit parisienne sont appelés à se former aux problématiques de consentement qui ont émergé à l'automne sous le mot-dièse #Balancetonbar, dans le cadre d'une campagne menée...

Des clients au bar de la discothèque parisienne le Queen, le 3 septembre 2015 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - MIGUEL MEDINA)

Les professionnels de la nuit parisienne sont appelés à se former aux problématiques de consentement qui ont émergé à l’automne sous le mot-dièse #Balancetonbar, dans le cadre d’une campagne menée pour la réouverture des discothèques mercredi. 

« Corps à corps, pas sans mon accord » et « Touche pas à mon drink »: les noctambules parisiens vont découvrir ces deux slogans de campagne contre les « violences sexistes et sexuelles », dès mercredi et pendant un mois, sur les écrans vidéos d’une cinquantaine d’établissements de nuit parisiens.

Parallèlement, l’association Consentis va commencer à former des employés des discothèques, bars et salles de concert à mieux réagir face aux situations de violence sexuelle, et notamment dans la prise en charge des victimes présumées d’une soumission chimique.

La Ville de Paris, à l’initiative de cette campagne à laquelle participent également l’Etat, l’Agence régionale de santé (ARS), les syndicats de professionnels et les associations, espère que « l’ensemble des clubs participe à ces formations » et vise environ 60 établissements formés dans l’année, a indiqué à l’AFP Frédéric Hocquard, adjoint en charge de la vie nocturne de la maire PS Anne Hidalgo.

A l’automne, les témoignages de femmes victimes de viol ou d’agressions sexuelles dans des bars ou discothèques de France s’étaient multipliés sur les réseaux sociaux, mettant en cause le GHB, surnommé la « drogue du violeur ».

La procureure de Paris avait annoncé l’ouverture d’une enquête après avoir reçu plusieurs plaintes de personnes affirmant avoir été droguées dans des bars ou des discothèques de la capitale.

Même si « sur le plan policier, il n’y a pas de vague à Paris », il y a en revanche « une libération de la parole » dans la capitale vis-à-vis de « problèmes de comportement », estime l’élu Génération.s qui a tenu vendredi son Conseil de la nuit sur le sujet.

L’élu de la Ville veut « aider les établissements, les patrons de bar à faire en sorte que leurs lieux soit +safe+, que personne n’ait peur de sortir ».

Le label qu’entend attribuer la Ville, qui injecte 45.000 euros dans cette campagne, aux clubs qui se seront formés « ne veut pas dire que des personnes mal intentionnées n’y viendront pas », relève M. Hocquard. « Mais si des cas se produisent, il y aura des réponses adéquates au niveau du personnel. »

pyv/pga/rhl

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