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« Ca fait du bien! »: Bourges savoure le retour du Printemps

"Ca fait du bien!": après une édition symbolique en 2020 et une édition limitée en 2021, le Printemps de Bourges a relancé la machine mardi soir avec l'ambition de...

Le chanteur Gaëtan Roussel en concert au Printemps de Bourges, le 19 avril 2022 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - GUILLAUME SOUVANT)

« Ca fait du bien! »: après une édition symbolique en 2020 et une édition limitée en 2021, le Printemps de Bourges a relancé la machine mardi soir avec l’ambition de renouer enfin avec la fête.  

(Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – GUILLAUME SOUVANT)

Pas la folie mais des airs de fiesta. Entre les échoppes des vendeurs de street-food et les petites scènes, le public a répondu présent, le masque en moins, le sourire en plus. 

Des spectateurs assistent au concert de Gaëtan Roussel au Printemps de Bourges, le 19 avril 2022 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – GUILLAUME SOUVANT)

Et la grande scène du W a fait le plein pour Gaëtan Roussel, avec plus de 5.000 spectateurs selon les organisateurs. Le chanteur, manifestement ravi d’être là, a réveillé le Berry, avant l’arrivée des Dutronc père et fils. En face, les festivaliers n’ont pas boudé leur plaisir.

Thomas Dutronc (g) et son père Jacques Dutronc sur la scène du Printemps de Bourges, le 19 avril 2022 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – GUILLAUME SOUVANT)

« Ca fait du bien. Ca manquait les concerts. On est venu voir les Dutronc avant que le père arrête », explique Nathalie, quinquagénaire parisienne. 

« Mais bon, lui ou un autre, on est venu pour sortir! », commente Gilles, son mari.

Un peu plus loin du grand chapiteau, place Séraucourt, la foule d’âge mûr a laissé place à un public plus jeune. 

Sur le dancefloor encore clairsemé de la scène RiffX, Félix, âgé de 24 ans, sirote une bière en écoutant un DJ. 

« Ca fait du bien. L’année dernière c’était petit », se réjouit-il. « La première soirée, c’est toujours calme », prévient le jeune homme, habitué du Printemps.

« On a l’impression de vivre sans Covid. Ca fait un plaisir de ouf! », le coupe son amie Jeanne, 19 ans.

« Ca fait revivre la ville après une année pendant laquelle il ne s’est rien passé. On sait qu’on va pouvoir rencontrer du monde. »

Lucas, lunettes de soleil sur le nez, bière à la main lui aussi, intervient: « En ville, il y a quelques petites scènes. A mesure que la semaine avance, ça bouge de plus en plus. Ca faisait trois ans qu’on avait perdu le Printemps. C’est extraordinaire de le retrouver. Ca va être fou! »

-250 concerts-

A Bourges, la mairie se réjouit aussi du retour du Printemps, malgré les craintes de ne pas faire le plein soulevées par l’organisation de l’évènement.

« Retrouver le Printemps après une annulation et une édition a minima l’année dernière, ce n’est que du bonheur », insiste le maire de la ville, Yann Galut. 

« On s’attend à beaucoup de monde car les gens ont besoin de partager après le Covid. La météo s’annonce clémente, on s’attend à une fête pendant cinq jours », espère-t-il. La dernière édition complète, en 2019, avait attiré environ 200.000 visiteurs, offrant des retombées de l’ordre de la dizaine de millions d’euros, selon l’élu de gauche.

« Cette année, le festival se réinvente et sera beaucoup plus présent dans la ville. Avec Boris Vedel (le directeur, NDLR), nos deux visions se retrouvent. Il fallait étendre le off, la présence dans les bars. Je voulais une ville en fête après le Covid », détaille-t-il.

Au total, cette édition verra 250 concerts se succéder dans les bars du centre-ville, histoire de replacer Bourges dans le Printemps et de ne plus cantonner le festival aux affiches des rives de l’Auron. 

« Le Printemps est dans l’ADN de la ville », développe l’édile. « A titre personnel, mon premier Printemps était le tout premier, en 1977, sur les épaules de mon père. J’ai des souvenirs des plus grands chanteurs, dans tous les styles, des concerts extraordinaires, comme Renaud, Trust ou Johnny Clegg. Ma jeunesse a été marquée par le Printemps. »

Et ce n’est pas Georgina qui dira le contraire. Croisée dans les allées du festival, la maman âgée de 42 ans est venue en famille.

« C’est incontournable », raconte la Berruyère. « On vient chaque année pour vivre un peu l’évènement. On a emmené notre fille de huit ans pour la première fois. On transmet comme nos parents l’ont fait avant nous. »

mam/et/abl

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