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Castel Viandes: prison avec sursis et amendes requises contre trois cadres

Des peines de quatre à douze mois de prison avec sursis et jusqu'à 15.000 euros d'amende ont été requis vendredi à l'encontre de trois cadres du groupe Castel...

Le logo de Castel Viandes, le 1er mars 2013, à Châteaubriant (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - FRANK PERRY)

Des peines de quatre à douze mois de prison avec sursis et jusqu’à 15.000 euros d’amende ont été requis vendredi à l’encontre de trois cadres du groupe Castel Viandes, jugés à Nantes pour tromperie.

Une amende de 100.000 euros a été requise à l’encontre de la société, également prévenue. 

Lors de ses réquisitions, le procureur a pointé des « faits extrêmement nombreux qui ne résultent pas d’une simple erreur mais d’un mécanisme global de commercialisation systématisée de viande contaminée », motivé par la « recherche de profit ».  

Avocate de la partie civile, l’ancienne députée européenne écologiste Eva Joly a salué des réquisitions « proportionnées à la gravité des infractions ». 

Le groupe basé à Châteaubriant (Loire-Atlantique), son PDG Joseph Viol ainsi que deux cadres, Michelle Perron et Denis Leclerc, étaient jugés devant le tribunal correctionnel pour « tromperie sur la qualité d’une marchandise », « mise sur le marché de produits d’origine animale préjudiciables à la santé » et « entrave » à des contrôles sanitaires entre 2010 et 2013.

Jeudi, les prévenus avaient rejeté en bloc l’ensemble des chefs de prévention, assurant qu’aucun « risque sanitaire » n’avait jamais été encouru par les consommateurs.

Les trois avocats de la défense ont plaidé vendredi la relaxe.

« Voilà un dossier dans lequel il n’y a rien. Il n’y a pas de malades, il n’y a pas de victimes, pas de tromperie. Rien de rien », a martelé le conseil de Denis Leclerc, Me Louis-Georges Barret.

L’information judiciaire avait été ouverte en 2013 à la suite d’accusations portées par un ex-salarié licencié cinq ans plus tôt, Pierre Hinard, qui affirmait que le groupe pratiquait à l’époque la « remballe », recyclage de viande avariée issue d’invendus.

« Il n’y jamais eu de remballe. Jamais, jamais. On ne condamne que sur des faits et des faits je n’en ai pas », a poursuivi Me Barret. 

Soutenant que Pierre Hinard n’avait porté ses accusations que par « vengeance personnelle » à la suite de son licenciement, l’avocat de Castel Viandes et de son PDG a longuement examiné, une à une, seize « confusions » faites au cours de l’enquête, pour en conclure qu’il n’y avait « jamais eu de mise sur le marché de viande dangereuse et jamais de tromperie ».

« Castel Viandes et son PDG sont totalement innocents. Je ne le dis pas par affect mais raisonnablement, avec des documents à l’appui », a de son côté insisté Me Benoît Chabert.

La décision a été mise en délibéré au 30 juin. 

ld/et/gvy

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