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Colonna: rassemblements tendus devant deux casernes en Corse

Deux rassemblements rapidement émaillés d'échauffourées se sont tenus dimanche devant deux casernes près de Bastia et à Ajaccio, à l'appel d'organisations indépendantistes qui accusent des CRS d'avoir chanté la Marseillaise le jour des obsèques du...

Un manifestant agite un drapeau corse lors d'un rassemblement à l'appel d'organisations indépendantistes qui accusent des CRS d'avoir chanté la Marseillaise le jour des obsèques du militant Yvan Colonna, le 27 mars 2022 à Furiani (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - Pascal POCHARD-CASABIANCA)

Deux rassemblements rapidement émaillés d’échauffourées se sont tenus dimanche devant deux casernes près de Bastia et à Ajaccio, à l’appel d’organisations indépendantistes qui accusent des CRS d’avoir chanté la Marseillaise le jour des obsèques du militant Yvan Colonna, selon des journalistes de l’AFP.

Rassemblement devant une caserne de Furiani (haute-Corse) à l’appel d’organisations indépendantistes qui accusent des CRS d’avoir chanté la Marseillaise le jour des obsèques du militant Yvan Colonna, le 27 mars 2022 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Pascal POCHARD-CASABIANCA)

Ces appels à manifester ont été lancés par les mouvements indépendantistes Core in Fronte, Corsica Libera (minoritaires à l’Assemblée de Corse) et des syndicats étudiants nationalistes, principaux moteurs de cette mobilisation intervenue après le décès d’Yvan Colonna, agressé en prison alors qu’il purgeait une peine à perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Erignac en 1998.

Tirs de grenades lacrymogène pour disperser des manifestants venus protester à l’appel d’organisations indépendantistes qui accusent des CRS d’avoir chanté la Marseillaise le jour des obsèques du militant Yvan Colonna, le 27 mars 2022 à Furiani (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Pascal POCHARD-CASABIANCA)

Devant la caserne de Furiani, au sud de Bastia, au moins 500 personnes s’étaient déplacées. Peu après le début du rassemblement en début de soirée, quelques dizaines de jeunes ont secoué les grilles du cantonnement, allumé un feu, provoquant des tirs de gaz lacrymogènes de la part des CRS, a constaté un correspondant de l’AFP. 

(Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Fabien NOVIAL)

Ensuite, une cinquantaine de manifestants encagoulés a jeté des pierres, des fumigènes et cocktails Molotov vers les forces de l’ordre. Ils n’étaient plus qu’une poignée vers 21H00.

Une pancarte en corse « Francesi di merda » (Français de merde) a également été accrochée et un drapeau français brûlé. 

Deux personnes parmi les forces de l’ordre ont été blessées légèrement à la main, a indiqué à l’AFP la préfecture de Haute-Corse. Les pompiers ont fait état de quelques blessés légers chez les manifestants.

A Ajaccio, quelque 200 personnes se sont également retrouvées devant la caserne d’Aspretto. Certains manifestants ont allumé un feu devant le portail entraînant une réplique des forces de l’ordre avec grenades lacrymogènes et canon à eau, a constaté une correspondante de l’AFP. La dispersion a eu lieu peu après 20H00.

Depuis samedi, les milieux nationalistes s’indignent sur les réseaux sociaux d’une vidéo prétendument tournée au sein du cantonnement de CRS de Furiani le jour des obsèques où l’on entend une Marseillaise sans distinguer les personnes présentes. Le député corse Jean-Félix Aquaviva (groupe Libertés et territoires) a demandé « des comptes au gouvernement ».

Le parti autonomiste Femu a Corsica du président du conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni, qui n’a toutefois pas appelé à manifester, a dénoncé une « haine coloniale à l’état pur ».

« Il y a deux mondes et quand il y a une fracture sociologique aussi forte, il y a peut-être besoin d’avoir des séparations de fait », a réagi dans la manifestation de Furiani Paul-Félix Benedetti, leader indépendantiste de Core in Fronte.

Le service d’information et de communication de la police (Sicop) n’a pas souhaité faire « de communication sur cette vidéo ».

Selon une source syndicale policière interrogée par l’AFP, « cette compagnie était en repos et ils ont mangé à l’extérieur car la météo s’y prêtait. Comme d’ordinaire, ils ont entonné de nombreux chants dont La Marseillaise, mais sans rapport avec les obsèques d’Yvan Colonna ».

Un autre source syndicale a indiqué: « Les chants sont réels mais aucune connotation sur quoi que ce soit », et une autre source locale ayant affirmé qu’aucune parole contre Yvan Colonna n’a été entendue.

ag-mp-san-alh/iw/dlm

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