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Début du procès de « Sunny » Balwani, ex-directeur des opérations de Theranos

Le procès de Ramesh "Sunny" Balwani, ex-directeur des opérations de la start-up Theranos, qui promettait de révolutionner les tests sanguins, et ancien compagnon de sa fondatrice Elizabeth Holmes, a débuté mardi devant...

Ramesh "Sunny" Balwani (c), ex-directeur des opérations de la start-up Theranos, arrive au tribunal fédéral Robert F. Peckham de San José, en Californie, le 16 mars 2022 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - JUSTIN SULLIVAN)

Le procès de Ramesh « Sunny » Balwani, ex-directeur des opérations de la start-up Theranos, qui promettait de révolutionner les tests sanguins, et ancien compagnon de sa fondatrice Elizabeth Holmes, a débuté mardi devant le tribunal fédéral de San José (Californie).

La fondatrice de la start-up Theranos Elizabeth Holmes (c) devant le tribunal fédéral de San José, en Californie, le 3 janvier 2022 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Nick Otto)

M. Balwani, 56 ans, est notamment accusé de fraude envers les investisseurs et les patients de l’entreprise, qui s’est effondrée après une série de révélations embarrassantes.

Il a plaidé non coupable à l’ensemble des chefs d’accusation.

Le procès était censé démarrer plus tôt dans l’année, mais avait été repoussé à plusieurs reprises en raison de la vague du variant Omicron du coronavirus, puis d’un cas de Covid-19 chez une personne ayant participé au processus de sélection du jury.

L’accusation entend démontrer que M. Balwani et Mme Holmes ont agi de concert afin d’escroquer les soutiens financiers et les clients de la start-up.

« Vous verrez à quel point ils étaient des partenaires pour tout, y compris pour leurs méfaits », a asséné dans ses remarques liminaires le procureur Robert Leach, qui représente le gouvernement américain.

« M. Balwani n’avait pas de diplôme de médecine et pas d’expérience dans la fabrication de matériel médical », a ajouté M. Leach. « Ce qu’il avait, c’était une connexion à Elizabeth Holmes, dont il était le compagnon. »

La défense cherche au contraire à distinguer les rôles de Mme Holmes et de M. Balwani afin de minorer l’implication de ce dernier dans les choix opérés par la start-up. 

« Il n’a pas créé Theranos, il n’a jamais contrôlé Theranos et ce n’était pas lui qui prenait les décisions finales à Theranos », a martelé Stephen Cazares, l’avocat de M. Balwani.

M. Cazares a également souligné que son client avait lui-même investi 10 millions de dollars dans Theranos en 2009 « parce qu’il croyait dans le projet d’entreprise, pas parce qu’Elizabeth Holmes était sa petite amie ».

Mme Holmes avait recruté M. Balwani, qui avait alors près du double de son âge, pour l’aider à diriger la start-up qu’elle avait fondée en 2003, à seulement 19 ans. 

Theranos prétendait réaliser des tests sanguins à l’aide de quelques gouttes de sang prélevées sans aiguille. Les dirigeants de la start-up sont accusés d’avoir sciemment trompé les investisseurs sur l’efficacité et la fiabilité de la technologie.

Des personnalités comme le magnat de la presse Rupert Murdoch, le diplomate Henry Kissinger et le général James Mattis avaient publiquement manifesté leur soutien pour l’entreprise. 

La start-up a entamé une chute vertigineuse après une série d’articles du Wall Street Journal révélant au grand jour les promesses non tenues et les mensonges de Theranos.

Mme Holmes a été condamnée en janvier pour avoir escroqué les investisseurs de Theranos et connaîtra sa peine fin septembre. Elle encourt des dizaines d’années en prison et reste en attendant en liberté sous caution.

dho/er

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