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Elections territoriales dans quatre collectivités d’Outre-mer

Quatre collectivités d'Outre-mer, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Wallis-et-Futuna, sont appelées aux urnes les 20 et 27 mars pour renouveler, comme tous  les cinq ans, les élus de leur conseil territorial. Les bureaux de vote seront...

Vue générale de l'île Saint-Barthélemy, le 9 décembre 2017 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - Helene Valenzuela)

Quatre collectivités d’Outre-mer, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Wallis-et-Futuna, sont appelées aux urnes les 20 et 27 mars pour renouveler, comme tous  les cinq ans, les élus de leur conseil territorial. Les bureaux de vote seront ouverts de 8H00 à 18H00 (heure locale). 

Les différents statuts des territoires d’outre-mer (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Sylvie HUSSON)

– Saint-Barthélemy –

Le scrutin revêt un caractère particulier pour ce territoire des Antilles puisqu’il s’agit d’élire le successeur de Bruno Magras, homme fort depuis des années et dont l’influence sur l’évolution statutaire et structurelle de l’île de 25 km2 n’a jamais été contestée.

Bruno Magras avait entre autres été élu président de la collectivité territoriale en 2007, année du changement de statut de l’île en collectivité d’Outre-mer (COM). Il avait été reconduit dans ses fonctions en 2012 puis 2017 avant d’annoncer en février dernier son retrait de la vie politique.

En 22 ans, il n’a jamais été mis en ballotage lors d’élections locales.

Trois listes prétendent à sa succession, dont celle menée par son petit cousin Romaric Magras, et sillonnent le territoire, multipliant les réunions publiques afin de convaincre les quelques 5.300 inscrits sur les listes électorales. 

– Saint-Martin –

Dans cette autre île antillaise et autre lieu de villégiature des stars, le président sortant Daniel Gibbs prétend conserver son poste après, selon ses termes, « un mandant de crises ».  

Ravagé par l’ouragan Irma en septembre 2017, ce petit territoire, qui vit à 90% du tourisme, avait déjà subi blocages et manifestations fin 2019 quand la population s’était soulevée contre la mise en place du Plan de prévention des risques naturels (PPRN).

A quelques semaines du scrutin, Daniel Gibbs a été relaxé le 24 février par le tribunal correctionnel de Saint-Martin dans les neuf dossiers où il était poursuivi, pour favoritisme et manquement aux règles des marchés publics. 

La première vice-présidente de la collectivité des Antilles, Valérie Damoiseau, a également été relaxée. Elle participe également aux élections territoriales à la tête de la liste Alternance.

Au total, six listes sont en lice. Quelques 19.000 personnes sont inscrites sur les listes électorales dans l’île qui compte environ 40.000 habitants.

– Saint-Pierre-et-Miquelon –

Le déclin démographique est l’un des grands enjeux de ce scrutin dans cet archipel de l’Atlantique Nord confronté à la dénatalité et à l’exode d’une partie de ses jeunes vers la métropole et le Canada. 

La question des logements, rares et chers, est également au cœur des débats, de même que les préoccupations environnementales. Ces dernières se concentrent autour de la pollution du port de Saint-Pierre en l’absence de station de traitement des eaux, de la résorption des décharges à ciel ouvert de Saint-Pierre et de Miquelon, et des perspectives de transition énergétique sur un territoire dépendant toujours entièrement des énergies fossiles.

Sur le plan économique, Saint-Pierre-et-Miquelon reste en quête de voies d’avenir pérennes 30 ans après l’effondrement des stocks de morue, pourvoyeurs d’une quasi mono-industrie de la pêche pendant des siècles. 

Trois listes, dont le mouvement local Archipel Demain (étiqueté plutôt à droite) et à la tête de la collectivité depuis 2006, s’affronteront.

– Wallis-et-Futuna –

Outre la vie chère et la révision du statut de ce territoire du Pacifique sud, qui date de 1961, la question de la jeunesse est au cœur de la campagne dans l’archipel confronté à l’exode de ses forces vives faute de débouchés professionnels.

Le désenclavement de l’archipel anime également la campagne, qui se déroule essentiellement lors de petites réunions dans les villages, autour d’un kava, boisson cérémonielle du Pacifique, et sur la télévision publique. 

Nivaleta Aloai (Divers gauche), préside pour l’heure l’assemblée de cet archipel polynésien de 142 km2 où les liens familiaux et claniques, plus que les positionnements politiques, sont prépondérants dans le choix des électeurs.   

Au total 28 listes ont été déposées, dont 19 à Wallis et neuf à Futuna et concourent pour les 20 sièges de l’assemblée territoriale à pourvoir. 

Territoire français le plus éloigné de la Métropole (16.000 km), Wallis-et-Futuna compte trois souverains, un à Wallis, deux à Futuna, dont le pouvoir coutumier est primordial dans toutes les décisions.  Ils siègent de droit au conseil territorial présidé par l’administrateur supérieur.

bur-al/pga/gvy

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