Couverture du journal du 01/07/2022 Consulter le journal

Hôpitaux sous tension: « pas un problème de salaires » mais « d’organisation » dit Véran

Le manque de soignants, qui entraîne fermetures de lits et de services hospitaliers, ne découle "pas d'un problème de salaires" mais "d'organisation", notamment à cause du "manque de médecins" libéraux, a estimé jeudi...

Le ministre de la Santé Olivier Véran lors d'une conférence de presse à Paris le 11 mai 2022 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - Ludovic MARIN)

Le manque de soignants, qui entraîne fermetures de lits et de services hospitaliers, ne découle « pas d’un problème de salaires » mais « d’organisation », notamment à cause du « manque de médecins » libéraux, a estimé jeudi le ministre de la Santé, Olivier Véran.

« Beaucoup d’hôpitaux ont un ou des services restreints ou fermés », a reconnu M. Véran sur RMC et BFMTV, alors que les fermetures ponctuelles se multiplient ces dernières semaines, en particulier dans les services d’urgences, faute de soignants en nombre suffisant.

Pourtant « il y a des postes, il y a des budgets, il y a de l’argent, il y a des salaires qui ont été augmentés pour recruter ces soignants », a-t-il affirmé, rappelant que le « Ségur de la santé » a « amélioré les conditions de travail » avec des augmentations d’au moins 200 euros par mois, ce qui « n’est pas rien ».

Si ces revalorisations n’ont pas enrayé la crise de l’hôpital, « je ne crois pas que ce soit un problème de salaire », a-t-il déclaré, pointant plutôt « un problème d’organisation, de bureaucratie, de charge administrative ».

Il y a aussi « un problème de fatigue » après deux années de « surcharge très importante » due à la pandémie et « il faut aussi laisser passer ce côté post-vague Covid », a-t-il ajouté.

Le Covid-19 continue de peser sur l’activité des hôpitaux, qui accueillent encore plus de 20.000 patients infectés, ce qui accroît les « difficultés à trouver des lits d’aval » pour les malades admis aux urgences.

Et en amont « les déserts médicaux se sont creusés dans notre pays » a cause du numerus clausus – supprimé durant le quinquennat – qui a réduit le nombre de praticiens libéraux et entraîné « un report plus important sur les urgences », a-t-il expliqué.

Malgré ce « cumul de tensions », M. Véran a assuré que « tous les Français qui doivent accéder à des soins d’urgences (y) accèdent » et que « la qualité et la sécurité des soins est au rendez-vous », même si « les conditions d’accueil ne sont pas idéales ».

gbh/chl/gvy

Annonces légales

Vos annonces légales au meilleur prix dans toute la France.

Avocats, Notaires, Experts-comptables

Particuliers et Entrepreneurs

Formalités juridiques

Soulagez vos équipes et libérez du temps pour des travaux à forte valeur ajoutée.

Vos formalités juridiques