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Jean-Claude Mézières, cocréateur de la BD « Valérian et Laureline », meurt à 83 ans

Le cocréateur français de la série "Valérian et Laureline" et l'une des grandes figures de la BD franco-belge, Jean-Claude Mézières, est mort dans la nuit de samedi à dimanche, a...

L'auteur de bandes dessinées Jean-Claude Mézières le 12 juin 2017, à Paris (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - JOEL SAGET)

Le cocréateur français de la série « Valérian et Laureline » et l’une des grandes figures de la BD franco-belge, Jean-Claude Mézières, est mort dans la nuit de samedi à dimanche, a annoncé son éditeur Dargaud à l’AFP. 

L’auteur de BD Jean-Claude Mézières et le scénariste Pierre Christin à Paris, le 12 juin 2017 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – JOEL SAGET)

Influence de nombreux auteurs à travers le monde, il avait une prédilection pour la science-fiction et a travaillé aussi dans l’illustration, la publicité, la photographie, le cinéma ou la télévision.

Une personne visite l’exposition consacrée au cocréateur français de la série « Valérian et Laureline » et l’une des grandes figures de la BD franco-belge, Jean-Claude Mézières, le 13 juin 2017 à la Cité des Sciences de l’Industrie Paris (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – BERTRAND GUAY)

« C’est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès de Jean-Claude Mézières, disparu dans la nuit du 23 janvier 2022 à l’âge de 83 ans », a indiqué Dargaud dans un communiqué.

« Le nom de Mézières est d’abord associé aux personnages de Valérian et Laureline dont il fut le cocréateur et qu’il dessina pendant plus de 50 ans aux côtés de son scénariste et ami de toujours, Pierre Christin », a souligné l’éditeur.

« Son exigence, son énergie, sa forte personnalité, sa bienveillance, sa simplicité, sa joie de vivre, sa curiosité, faisaient de lui un être précieux et profondément attachant », a-t-il commenté.

« Jean-Claude Mézières, rappelé dans les étoiles », a titré le quotidien suisse Le Temps sur son site internet.

Le directeur de la Cité de la BD à Angoulême, Pierre Lungheretti, a salué sur Twitter un « auteur à l’imaginaire fulgurant (…) avec une influence mondiale ». « Un des plus grands (…) Il m’a emmené sur 1.000 planètes graphiques », a écrit le dessinateur Xavier Gorce.

Né le 23 septembre 1938 à Paris, et ayant grandi à Saint-Mandé, Jean-Claude Mézières avait connu Pierre Christin à l’occasion d’un bombardement en 1944, lors duquel les familles des deux enfants s’étaient réfugiées dans la même cave. « Est-Ouest », de Christin (et Philippe Aymond au dessin), le croque en garnement qui dessinait sur les trottoirs.

Ce féru de dessin et de Tintin, qui s’essaie à la BD dès ses 15 ans, étudie à l’école des Arts appliqués à l’industrie et au commerce (« Arts’a »), spécialité « tissus et papiers peints ». Sa première BD paraît en 1955 dans l’hebdomadaire Cœurs vaillants.

Après son service militaire, où il est envoyé en Algérie, il est engagé comme maquettiste puis illustrateur chez Hachette, puis assistant-photographe dans un studio de pub. Il part pour les États-Unis, où il exerce comme cow-boy, et y rencontre sa femme, Linda, une étudiante de Pierre Christin, lequel enseigne à Salt Lake City (Utah, ouest).

– Une vingtaine de langues – 

C’est en 1967 que Christin et Mézières font paraître dans Pilote le premier épisode des aventures des « agents spatio-temporels de Galaxity » Valérian et Laureline, à l’époque où la science-fiction intéresse peu d’auteurs de BD.

Le succès débouchera sur « 25 albums », traduits dans « une vingtaine de langues », rappelle Dargaud, qui y voit l’une des influences de la saga cinématographique « Star Wars ».

La série a donné lieu au film « Valérian et la Cité des mille planètes » de Luc Besson en 2017, dont l’échec commercial mène la société de production du cinéaste au bord de la faillite.

Les autres albums de Mézières s’intitulent « Les Extras de Mézières », « Lady Polaris » ou encore « Adieu rêve américain ».

« Jean-Claude Mézières a aussi travaillé pour le cinéma, dessinant des décors et des costumes pour +Un dieu rebelle+, un film de Peter Fleischmann, et pour +Le Cinquième Élément+ de Luc Besson, auquel il a donné l’idée des taxis volants », a poursuivi Dargaud.

Lors de Lille 2004 capitale européenne de la culture, il avait orné d’un décor spatial la rue Faidherbe, l’une des artères du centre-ville.

Sa dernière parution, en octobre, « L’Art de Mézières », était un panorama de sa créativité graphique, qui « a permis de mettre en lumière son œuvre d’une grande richesse » d’après l’éditeur.

Jean-Claude Mézières avait une fille et un petit-fils.

hh/elc/gvy

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