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Jugé pour viols, un gérant de bars fait volte-face et reconnaît les faits

Un gérant de bars, jugé pour quatre viols et deux agressions sexuelles qu'il avait toujours contestés, a fini par reconnaître l'intégralité des faits jeudi, au quatrième jour...

Un gérant de bars, jugé pour quatre viols et deux agressions sexuelles qu'il avait toujours contestés, finit par reconnaître l'intégralité des faits au quatrième jour de son procès à Paris (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - Franck Fife)

Un gérant de bars, jugé pour quatre viols et deux agressions sexuelles qu’il avait toujours contestés, a fini par reconnaître l’intégralité des faits jeudi, au quatrième jour de son procès à Paris. 

« Si les filles disent qu’elles ont subi des choses, c’est la vérité », a déclaré Wilfried Nkongo, 41 ans. 

« J’avais honte de m’avouer que je pouvais être cette personne-là », a-t-il ajouté pour expliquer ce revirement devant la cour d’assises. 

Depuis la première plainte déposée à son encontre, le 28 mai 2017, qui avait libéré la parole d’autres jeunes femmes se disant victimes de ses agissements, Wilfried Nkongo avait persisté à dire qu’il n’avait rien fait. 

Devant la cour, il a d’abord maintenu ses dénégations, affirmant que les scènes de viols ou d’agressions sexuelles décrites à la barre par les six parties civiles n’avaient « pas existé ». 

Pour l’une d’elles, une expertise génétique a prouvé l’existence d’un rapport sexuel, mais il a continué à dire mercredi qu’il était « consenti », après l’avoir nié au début de l’enquête. 

Après cette déclaration spontanée, la présidente de la cour, Dominique Legrand, a invité l’accusé à préciser, victime par victime, s’il reconnaissait bien les faits. 

« Oui », a répondu Wilfried Nkongo pour chacune des six infractions dénoncées. 

Deux parties civiles l’accusaient de les avoir pénétrées alors qu’elles dormaient, la première en mai 2017, la seconde à l’été 2018 alors que Wilfried Nkongo était sous contrôle judiciaire dans sa maison du Var, mis en examen après une première série de plaintes.

Deux autres jeunes femmes dénonçaient des pénétrations digitales, en février 2016 et début 2017 à Paris.  

Deux plaignantes affirmaient avoir été embrassées de force et touchées aux seins ou aux fesses, courant 2016 et en mars 2017, dans l’un des établissements de nuit gérés par l’accusé. « Elles ne mentent pas », a confirmé Wilfried Nkongo. 

Gérant de bars devenus des lieux réputés de la nuit parisienne, il a été décrit par de nombreux ex-employés comme un patron « généreux » et « sympathique », mais au comportement « plus que déplacé » à l’égard des jeunes serveuses et clientes, quand d’autres l’ont dépeint en « prédateur sexuel ». 

Trois anciennes serveuses, qui n’ont pas porté plainte ni se sont constituées parties civiles, ont évoqué devant la cour les « baisers forcés » et attouchements dont elles ont été victimes. 

« Tout était banalisé », ont expliqué des témoins et les parties civiles. Jusqu’au « déclic » provoqué par la première plainte. 

Le verdict est attendu vendredi.

asl/lbx/npk

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