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Just Eat France envisage 269 suppressions de CDI de livreurs

Le groupe anglo-néerlandais de livraison de repas Just Eat Takeaway, qui fait face à un "contexte économique incertain", a annoncé mardi qu'il envisageait de se séparer de 269 livreurs en CDI en France, où il en emploie entre 800 et 900...

En France, Just Eat dessert actuellement 2.500 communes (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - BEN STANSALL)

Le groupe anglo-néerlandais de livraison de repas Just Eat Takeaway, qui fait face à un « contexte économique incertain », a annoncé mardi qu’il envisageait de se séparer de 269 livreurs en CDI en France, où il en emploie entre 800 et 900, dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi.

Just Eat envisage également de supprimer 23 à 30 postes dans les fonctions support, pour en conserver 41.

« On envisage de recentrer notre modèle salarié sur un nombre de villes restreint à sept », a déclaré à l’AFP Meleyne Rabot, directrice générale de Just Eat France dans la foulée d’un CSE pour informer les représentants du personnel. « Ce n’est pas de gaieté de coeur », a-t-elle ajouté.

En France, Just Eat dessert actuellement 2.500 communes. Dans 27 d’entre elles où il est présent, le modèle repose sur le salariat, ce qui avait conduit l’entreprise à annoncer début 2021 qu’elle allait embaucher 4.500 coursiers en CDI.

Just Eat conserverait des livreurs en CDI à Paris et sa banlieue, Lyon, Marseille, Toulouse, Strasbourg, Lille et Roubaix, « qui représentent 75% des commandes et deux tiers des effectifs », a précisé Mme Rabot. En revanche, dans 20 villes, dont Bordeaux ou Nantes notamment, l’entreprise « projette de basculer d’un modèle employé vers un mode de livraison alternatif » restant à définir.

Selon la dirigeante, à l’issue de la réorganisation qui pourrait être effective « dans le courant du 2e semestre » 2022, l’entreprise pourrait conserver 530 livreurs en CDI en France, où elle reconnait que la situation économique est « plus complexe » que dans d’autres pays.

« Ces deux dernières années, suite à la fusion (entre Just Eat et Takeway, ndlr), il y a eu des dépenses importantes. On a pour but de revenir à court terme à la rentabilité, je ne dis pas qu’on va abandonner le modèle du salariat », a ajouté Mme Rabot, qui précise que le marché de la livraison de repas est « volatile et compétitif ».

Il est notamment dominé en France par Uber Eats et Deliveroo qui, à l’inverse de Just Eat, n’ont pas fait le choix du salariat pour leurs flottes de livreurs.

cd/jbo/spi

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