Couverture du journal du 25/11/2022 Consulter le journal

La Bourse de Paris limite ses pertes (-0,28%) face à l’inflation américaine

La Bourse de Paris a terminé en baisse de 0,28% mardi, au terme d'une séance volatile, animée par la publication de l'inflation aux États-Unis...

La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris, à La Défense (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - ERIC PIERMONT)

La Bourse de Paris a terminé en baisse de 0,28% mardi, au terme d’une séance volatile, animée par la publication de l’inflation aux États-Unis qui a encore grimpé. 

L’indice vedette CAC 40 a perdu 18,40 points à 6.537,41 points. La veille, il avait progressé de 0,12%. 

La cote parisienne a entamé sa journée dans le rouge vif, perdant près de 2% avec la crainte que l’inflation aux États-Unis soit « extraordinairement élevée », selon les propos tenus lundi après la clôture européenne par la porte-parole de la Maison Blanche. 

Mais les chiffres sont finalement ressortis conformes aux attentes: l’inflation a atteint 8,5% sur un an, un record depuis 1981 mais un chiffre seulement légèrement supérieur au consensus (8,4%). 

Mieux, le chiffre de l’inflation sous-jacente, qui exclut les prix de l’énergie et de l’alimentation – plus volatils – a ralenti par rapport à février, à 0,3% contre 0,5%. Sur un an, l’indicateur a toutefois accéléré à 6,5%. 

Après cette publication en début d’après-midi, la Bourse de Paris a même fait une incursion dans le vert, avant de céder de nouveau du terrain. 

La dynamique « n’a pas de quoi changer la politique de la Réserve fédérale américaine » (Fed), qui doit tenir sa prochaine réunion début mai, explique Clémence de Rothiacob, gérante chez Richelieu Gestion.

La Fed a commencé mi-mars à relever ses taux directeurs et a averti qu’elle allait continuer à resserrer sa politique monétaire dans les mois à venir, par des hausses de ses taux et des ventes d’actifs. 

Par ailleurs, « à l’approche d’un week-end de quatre jours, les investisseurs ont tendance à se montrer plus prudents », note Mme de Rothiacob, pointant notamment des volumes d’échanges un peu inférieurs à la normale. 

L’approche de la saison des résultats, avec les banques aux États-Unis ou le luxe en Europe, ainsi que la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi, ne poussent pas non plus aux prises de risques.

« La BCE est dans une situation différente » de celle de « la Fed. Il y a une crainte de récession avec les risques géopolitiques » causés par la guerre en Ukraine, poursuit la gérante. 

L’institution ne devrait pas encore enclencher de hausses de ses taux lors de cette réunion, mais pourrait le faire dans l’année, a estimé Mme de Rothiacob.

Du côté des valeurs, dans une « séance miroir » par rapport à celle de lundi, les secteurs qui ont le plus mal commencé la semaine se sont repris. 

LVMH a pris 1,77% à 630,90 euros, avant la publication de ses résultats. 

Le laboratoire bioMérieux, dont le chiffre d’affaires au premier trimestre a baissé de 4,5% sur un an, à taux de change et périmètre constants, a été sanctionné par le marché (-5,61% à 93,20 euros). 

Le fabricant de cœurs artificiels Carmat a dégringolé de 17,67%, à 10,25 euros, après une augmentation de capital de 40 millions d’euros réalisée à l’aide d’émissions de nouvelles actions au prix de 10 euros. 

Euronext CAC40

fs/cdu/er

Annonces légales

Vos annonces légales au meilleur prix dans toute la France.

Avocats, Notaires, Experts-comptables

Particuliers et Entrepreneurs

Formalités juridiques

Soulagez vos équipes et libérez du temps pour des travaux à forte valeur ajoutée.

Vos formalités juridiques