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La Bourse de Paris perd plus de 3%, lestée par les valeurs exposées à la Russie

La Bourse de Paris chutait de plus de 3% lundi, plombée par les valeurs très exposées à la Russie, face à la flambée des prix du pétrole en raison d'un possible boycott des barils russes...

La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - ERIC PIERMONT)

La Bourse de Paris chutait de plus de 3% lundi, plombée par les valeurs très exposées à la Russie, face à la flambée des prix du pétrole en raison d’un possible boycott des barils russes, qui fait craindre de lourdes conséquences sur l’économie.

L’indice vedette CAC 40 reculait de 3,26% vers 10H10, à 5.866,28 points, sous la barre des 6.000 points pour la première fois depuis mars 2021. La semaine dernière, il s’est enfoncé de 10,23%, sa plus mauvaise performance hebdomadaire depuis, perdant près de 5% vendredi.

Les actions d’Alstom, qui détient une participation de 20% dans le constructeur ferroviaire Transmashholding, et de Société Générale, présent via sa filiale Rosbank, chutaient respectivement de 12,85% et 9,37%.

L’armée russe poursuivait lundi son offensive tous azimuts en Ukraine, bombardant notamment la deuxième ville du pays Kharkiv et tentant d’encercler la capitale Kiev où les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à l’aube.

De nouvelles sanctions contre la Russie pourraient être annoncées par les pays occidentaux.

Les Etats-Unis et l’Union européenne « discutent très activement » de la possibilité d’interdire les importations de pétrole russe en réponse à l’invasion de l’Ukraine, a déclaré dimanche le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.

Cette hypothèse a provoqué une nouvelle flambée des cours de l’or noir. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a frôlé les 140 dollars dimanche soir, proche de son record absolu de 147,50 dollars (juillet 2008).

La « poursuite de la hausse du prix du baril de pétrole, en raison de craintes d’embargo occidental, laisse planer l’ombre d’un nouveau choc inflationniste qui pourrait, tôt ou tard, précipiter l’économie européenne en stagflation », analyste John Plassard, spécialiste de l’investissement chez Mirabaud.

D’autant que l’invasion de l’Ukraine par la Russie continue de bouleverser « les marchés des produits de base, de l’agriculture à l’énergie en passant par les métaux », ajoute-t-il.

Ces inquiétudes concernant les perspectives économiques font paniquer les Bourses mondiales: les places boursières asiatiques ont chuté d’environ 3% lundi, tandis que les valeurs refuge étaient recherchées, à l’image de l’or qui a dépassé lundi les 2.000 dollars l’once. 

Le Fonds monétaire international a de son côté prévenu qu’une escalade du conflit en Ukraine aurait des conséquences économiques « dévastatrices » au niveau mondial et que les sanctions auraient un « impact substantiel » sur l’économie mondiale et des effets « collatéraux pour d’autres pays ».

Dans ce contexte les investisseurs scruteront jeudi l’indice des prix à la consommation aux Etats-Unis en février et prêteront une grande attention aux conclusions de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européennes (BCE) le même jour.

Le voyage et l’auto aussi pénalisés

Les constructeurs automobiles Renault (-5,10% 21,97 euros) et Stellantis (-6,60% à 12,91 euros) qui exploitent des usines en Russie reculaient aussi fortement. Faurecia chutait de 8,01% à 23,43 euros.

Dans le secteur du tourisme, Air France-KLM dégringolait de 8,64% à 3,20 euros et le groupe hôtelier Accor perdait 6,40% à 24,52 euros.

Danone poursuit ses activités

Le groupe français d’agroalimentaire (-3,39% à 47,50 euros) a indiqué dimanche qu’il poursuivait ses activités en Russie, où il réalise 5% de ses ventes et emploie 8.000 salariés, mais a précisé qu’il suspendait pour le moment tout investissement dans le pays.

Pierre et Vacances poursuit les négociations

Les négociations exclusives entre Pierre et Vacances et des investisseurs et créanciers en vue de sa recapitalisation urgente et d’une importante conversion de dette sont prolongées jusqu’au 9 mars, après des « avancées significatives », « en vue de parvenir à un accord final ». L’action du groupe en difficulté perdait 13,64% à 4,62 euros.

Euronext CAC40

jvi-mdz/kd/spi

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