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La Bourse de Paris plie de nouveau (-1,44%)

La Bourse de Paris a terminé en nette baisse de 1,44% lundi, dans le rouge pour la troisième séance consécutive depuis une publication montrant la volonté de la Réserve fédérale...

La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - ERIC PIERMONT)

La Bourse de Paris a terminé en nette baisse de 1,44% lundi, dans le rouge pour la troisième séance consécutive depuis une publication montrant la volonté de la Réserve fédérale américaine (Fed) de durcir sa politique monétaire.

L’indice vedette CAC 40 a perdu 103,71 points à 7.115,77 points. Vendredi, il avait reculé de 0,42%.

Depuis son sommet en clôture atteint mercredi dernier, la cote parisienne a perdu 3,5%. Lundi, elle a tenté un rebond qui s’est vite essoufflé, avant de creuser ses pertes après l’ouverture des marchés américains.

En l’absence de nouvelles données macroéconomiques, « c’est encore la thématique de la hausse des taux » qui s’est imposée dans l’esprit des investisseurs, observe Yohan Salleron, gérant actions de Mandarine Gestion.

Ce nouvel environnement, après des années de taux bas, s’est concrétisé un peu plus avec la publication mercredi du compte-rendu de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale américaine (Fed). Celle-ci s’est montrée plus résolue dans sa lutte contre l’inflation, qui a atteint un niveau record en 40 ans en novembre aux Etats-Unis.

La Fed envisage d’effectuer quatre hausses de taux directeurs – aujourd’hui à un niveau historiquement faible – au lieu des trois anticipés jusqu’alors. Surtout, l’institution pourrait commencer à vendre une partie des actifs qu’elle a achetés depuis 18 mois pour soutenir les cours face à la crise sanitaire.

Ce signal a poussé les taux sur le marché obligataire, déjà orientés à la hausse depuis fin décembre: le rendement de l’emprunt souverain américain à dix ans est revenu à un niveau pré-Covid, à 1,80%. En France, la tendance est similaire. L’OAT à dix ans est désormais à 0,28%, proche de ses sommets post-crise. 

Ce nouvel environnement n’a pas les mêmes effets sur les sociétés selon les secteurs. Les entreprises dites de croissance, comme celles du secteur technologiques ou du luxe, souffrent davantage.

La tech et le luxe vacillent

Du côté des valeurs technologiques, Worldline a perdu 5,36% à 48,71 euros, Teleperformance 4,14% à 363,70 euros et STMicroelectronics 4,39% à 42,43 euros.

Le groupe informatique Atos a dégringolé de 16,82% à 32,10 euros, sanctionné pour avoir présenté des chiffres financiers préliminaires pour 2021 inférieurs à ses objectifs.

Le luxe aussi souffrait, à l’image d’Hermès qui a perdu 5,08% à 1.374,00 euros. Deuxième meilleure performance en 2021, l’action est la troisième plus mauvaise depuis le début 2022, avec plus de 10% de pertes.

Gros contrat pour Thales

L’action Thales a pris 1,63% à 78,78 euros après un contrat avec l’armée de l’Air française d’une valeur de 1,5 milliard d’euros sur dix ans, selon des sources concordantes.

Les banques résistent

Les banques, favorisées par une hausse des taux, et les valeurs industrielles comme l’automobile, ont une fois encore mieux résisté.

Crédit Agricole a gagné 0,54% à 13,53 euros, tandis que Société Générale ne s’est repliée que de 0,56% à 33,02 euros. Les deux banques figurent dans les cinq meilleures actions du début d’année.

fs/mdz/cco

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