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La Bourse de Paris plombée par le risque de conflit majeur en Ukraine

La Bourse de Paris évoluait en forte baisse mardi, tout comme les autres places européennes, sur fond d'aggravation de la situation en Ukraine qui...

La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - ERIC PIERMONT)

La Bourse de Paris évoluait en forte baisse mardi, tout comme les autres places européennes, sur fond d’aggravation de la situation en Ukraine qui fait craindre un conflit majeur.

Vers 09H30 (08H30 GMT), la Bourse de Paris perdait 1,01% à 6.619,47 points, celle de Francfort 1,61% et celle de Milan 1,30%. L’indice Eurostoxx 50, référence européenne, cédait quant à lui 1,26%.

Lundi, l’aggravation des tensions avait déjà poussé la cote parisienne nettement dans le rouge (-2,04%).

Le président russe a ordonné lundi à son armée d’entrer dans les territoires séparatistes de l’Est de l’Ukraine après avoir reconnu leur indépendance.

Deux accords d’entraide entre Moscou et les sécessionnistes, d’une durée de dix ans, doivent être ratifiés par le Parlement russe mardi. Ils prévoient le déploiement « des unités militaires russes nécessaires au maintien de la paix dans la région et d’assurer une sécurité durable aux parties ».

Lundi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié « les derniers actes de la Russie de violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale » de l’Etat, assurant que Kiev ne cèderait pas « une parcelle ».

« Etant donné les forces amassées à la frontière, un accident pouvant provoquer une escalade de la violence est toujours possible », estime Christopher Dembik, directeur stratégie et macro-économie de Saxo Banque.

Vladimir Poutine a intimé à l’Ukraine de cesser immédiatement « ses opérations militaires » contre les séparatistes prorusses, « autrement toute la responsabilité de la poursuite de l’effusion de sang reposera » sur le gouvernement ukrainien.

La décision a été largement condamnée par les Occidentaux, qui ont annoncé des sanctions, et l’ONU, qui a tenu dans la nuit une réunion d’urgence du conseil de sécurité.

« Les prochaines heures et jours seront critiques. Le risque de conflit majeur est réel et doit être évité à tout prix », a déclaré au début de la réunion la secrétaire générale adjointe de l’ONU pour les Affaires politiques, Rosemary DiCarlo.

Worldline en tête du CAC 40

Le spécialiste français des paiements électroniques Worldline bondissait de 5,36% à 45,20 euros, après avoir rapporté une croissance de son activité l’an dernier. Il accuse une perte nette en raison d’une dépréciation des activités de terminaux de paiement, un segment qu’il envisage cependant de céder au fonds Apollo.

Bond du bénéfice d’Eurofins

Le géant français des laboratoires d’analyses Eurofins (-0,89% à 85,67 euros) a vu son bénéfice net bondir de 45% en 2021, à 783 millions d’euros, notamment sous l’effet de la demande de tests liée au Covid-19.

EDF dégradé

L’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) a abaissé la note d’EDF d’un cran, de « BBB+ » à « BBB », du fait de la forte hausse de la dette de l’entreprise. Le titre perdait 1,38% à 7,87 euros.

Résultats records pour Edenred

La société française de services prépayés a vu son bénéfice net s’envoler de 31,4% à 313 millions d’euros en 2021, un niveau record et légèrement au-dessus de 2019. L’action Edenred prenait 1,34% à 38,53 euros.

Plastic Omnium pénalisé

Le titre Plastic Omnium cédait du terrain (-1,93% à 19,83 euros), comme le reste du secteur. L’équipementier automobile a été fortement ralenti au 2e semestre 2021 par la crise du marché automobile, mais est revenu dans le vert pour l’ensemble de l’année avec un chiffre d’affaires en légère hausse.

Euronext CAC40

jvi/jbo/nth

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