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La Bourse de Paris recule à l’approche de la réunion de la BCE

La Bourse de Paris reculait jeudi à l'approche d'une réunion de la Banque centrale européenne dont les investisseurs espèrent plus de précisions sur le scénario de resserrement de...

La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - Eric PIERMONT)

La Bourse de Paris reculait jeudi à l’approche d’une réunion de la Banque centrale européenne dont les investisseurs espèrent plus de précisions sur le scénario de resserrement de sa politique monétaire des prochains mois.

Vers 10H30, l’indice vedette CAC 40 cédait 0,66% à 6.406,18 points après deux séances consécutives dans le rouge.

« La hausse de l’inflation va contraindre la BCE à procéder à un premier relèvement de taux au cours de l’été », indiquent les experts de Swiss Life Asset Managers.

La réunion du Conseil des gouverneurs, délocalisée à Amsterdam, doit marquer un tournant historique après des années de politique d’argent pas cher et abondant.

Le communiqué de presse de la BCE sera publié à 13H45 et la conférence de presse de sa présidente, Christine Lagarde, commencera à 14H30.

L’institution devrait confirmer jeudi l’arrêt des rachats nets de dette sur le marché à partir de début juillet. Les investisseurs espèrent aussi obtenir un calendrier des hausses de taux, un premier relèvement étant attendu pour la réunion du 21 juillet.

Ils espèrent enfin connaître l’ampleur de cette hausse. 

L’institut de Francfort ne s’est jusqu’ici pas précipité pour durcir ses conditions monétaires et privilégie une approche progressive. D’autres banques centrales confrontées à une forte inflation, la Fed américaine et la Banque d’Angleterre, ont déjà engagé leur cycle de hausse des taux.

Pour contrôler la progression des prix, les banques centrales durcissent les conditions monétaires afin de freiner la demande en renchérissant le coût du crédit.

Mais les acteurs de marché répètent que sans compromis permettant de mettre fin à la guerre en Ukraine, l’inflation ne pourra ralentir durablement.

EDF grimple, OL Groupe fléchit

EDF grimpait de 4,96% à 8,51 euros après que le quotidien économique les Echos a rapporté que la nationalisation à 100% d’EDF était l’un des « chantiers prioritaires » du nouveau gouvernement après les législatives. Cette possibilité « n’est pas exclue » mais « ce n’est pas tranché », a récemment indiqué la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher.

En revanche, l’action OL Groupe perdait 2,24% à 3,06 euros. La holding qui détient le club de football de l’Olympique lyonnais a confirmé mercredi « avoir connaissance de discussions » pour la reprise d’une part de son capital en réaction à l’intérêt de l’homme d’affaires américain Foster Gillett, selon des informations de l’Equipe et RMC Sport.

L’aérien et l’automobile à la peine

Le géant européen de l’aéronautique Airbus (-1,11% à 107,12 euros) n’a engrangé que 13 nouvelles commandes d’avions commerciaux en mai tandis que ses livraisons ont piétiné d’un mois sur l’autre à 47, aggravant le retard sur son plan de marche.

Les autres valeurs du transport aérien, comme Air France (-1,67% à 1,62 euro) et ADP (-2,38% à 129,30 euros) étaient mal orientées.

Le secteur automobile évoluait aussi dans le rouge après que les eurodéputés ont voté mercredi la fin des ventes de voitures (neuves) à essence, diesel et hybrides en 2035. A Paris, Stellantis cédait 0,39% et Renault 0,09%.

Euronext CAC40

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