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La Bourse de Paris signe sa pire chute depuis mars 2020

La Bourse de Paris a dévissé de 4,97% vendredi, sa pire chute depuis mars 2020, en raison du conflit en Ukraine qui fait craindre de...

La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - ERIC PIERMONT)

La Bourse de Paris a dévissé de 4,97% vendredi, sa pire chute depuis mars 2020, en raison du conflit en Ukraine qui fait craindre de lourdes répercussions sur l’économie européenne. 

L’indice vedette CAC 40 a fini à 6.061,66 points, revenant à son niveau de fin mars 2021. 

Sur la semaine, l’indice s’est enfoncé de 10,23%, sa plus mauvaise performance hebdomadaire depuis l’annonce du premier confinement en France pour lutter contre l’épidémie de Covid-19.

L’armée russe occupait vendredi la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie (sud), la plus grande d’Europe, où des bombardements dans la nuit ont fait craindre une catastrophe. 

Des tirs de chars russes contre la centrale ont mis le feu à un bâtiment consacré aux formations et à un laboratoire, mais aucune fuite radioactive n’a été constatée, ont indiqué les autorités ukrainiennes.

« Le marché intègre depuis quelques jours un risque géopolitique mais là il commence à intégrer un risque de récession, de contraction économique au premier trimestre », constate Alexandre Baradez, analyste d’IG France. 

La guerre en Ukraine pousse les matières premières, notamment le gaz et le pétrole, à des sommets et alimente une inflation déjà forte aux États-Unis et en Europe. 

Les répercussions du conflit se feront sentir pour « toutes les entreprises, en raison de la hausse des prix de l’énergie, même celles qui ne sont pas directement exposées à la Russie dans leurs activités », souligne M. Baradez.

Les prix des matières premières agricoles étaient également aussi au plus haut.

Société Générale et Alstom, les plus pénalisés

Société Générale, présent en Russie via Rosbank, a chuté de 10,03% à 20,81 euros. Sur le semaine la banque a perdu près de 27%.

Alstom, qui a une participation de 20% dans le constructeur ferroviaire Transmashholding, a cédé 9,04% à 19,11 euros et enregistre une perte hebdomadaire de plus de 17%.

Sur la semaine d’autres entreprises fortement exposées comme Renault (-24,29%), Engie (-25,55%) ou Accor (-16,69%) ont connu de fortes baisses. 

ArcelorMittal, Michelin et Hermès suspendent des activités

ArcelorMittal (-8,06% à 26,74 euros) a annoncé la suspension de toute sa production d’acier en Ukraine avec la mise en sommeil de son usine de Kryvyi Rih, en raison du conflit.

Michelin (-7,16% à 108,85 euros) va arrêter la production de certaines de ses usines en Europe à cause de problèmes de « logistique » liés à « la grave crise qui se déroule actuellement en Ukraine ».

Hermès (-4,01% à 1.160,50 euros) a décidé de « fermer temporairement » ses magasins en Russie et de mettre en pause ses activités commerciales à partir de vendredi soir.

Baisse du bénéfice de Bonduelle 

Le groupe Bonduelle a dégagé un bénéfice net consolidé en forte baisse de 24,8% au premier semestre de son exercice décalé. Son action a reculé de 8,36% à 16,22 euros.

Euronext CAC40

jvi/jbo/spi

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