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La demande de remise en liberté de Claude Guéant sera examinée le 19 janvier

La demande de remise en liberté de l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant, incarcéré depuis le 13 décembre car il n'avait pas versé dans les temps de l'argent lié à une condamnation, sera examinée le 19 janvier, a-t-on appris mardi...

L'ancien secrétaire général de la présidence Claude Guéant le 5 décembre 2018 à Paris (Crédit photo : © Eric Feferberg)

La demande de remise en liberté de l’ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant, incarcéré depuis le 13 décembre car il n’avait pas versé dans les temps de l’argent lié à une condamnation, sera examinée le 19 janvier, a-t-on appris mardi auprès de son avocat, confirmant une information d’Europe 1.

M. Guéant, 76 ans, a payé le 16 décembre 292.000 euros pour solder la dette due au Trésor public à la suite d’une condamnation de 2017 dont la justice a estimé qu’il ne respectait pas les obligations. Il a aussitôt fait une demande d’aménagement de peine visant à sa libération et espérait que le juge de l’application des peines l’étudierait plus rapidement.

« Je m’étonne d’un délai aussi long alors que tout a été réglé en trois jours », a déclaré à l’AFP son avocat Me Philippe Bouchez El-Ghozi. M. Guéant « passera non seulement les fêtes en prison, mais aussi son anniversaire (…) il le vit très, très mal ».

Dans le détail, « Claude Guéant a payé 133.315,95 euros pour placer sa dette à zéro », mais a aussi réglé celle d' »un des co-condamnés (qui) n’avait pas payé toute sa part et il s’agit d’une dette solidaire donc due à 100% par chaque condamné », avait-il expliqué dimanche.

D’après lui, cela a été fait grâce à des prêts consentis par des proches.

M. Guéant est placé depuis une semaine en détention au centre pénitentiaire de Paris-La Santé en application de la condamnation de 2017, une première pour un ancien ministre de l’Intérieur.

Dans l’affaire des primes en liquide du ministère de l’Intérieur, l’ancien bras droit de Nicolas Sarkozy avait été condamné le 23 janvier 2017 en appel à deux ans d’emprisonnement dont un an avec sursis probatoire et 75.000 euros d’amende.

Il purgeait cette peine – devenue définitive deux ans plus tard après le rejet de son pourvoi en cassation – sous le régime de la liberté conditionnelle.

Début novembre cependant, la cour d’appel de Paris avait révoqué une partie de son sursis (3 mois) et de sa liberté conditionnelle (6 mois), estimant que M. Guéant ne réalisait pas les versements nécessaires pour payer l’amende et les dommages et intérêts qu’il s’était vu infliger.

C’est en exécution de ces décisions que M. Guéant a été placé sous écrou, pour neuf mois, avait précisé à l’AFP Me Bouchez El-Ghozi.

jpa/mk/cb/tes

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