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La nuit parisienne se réveille après deux mois de sommeil

"Ca manquait tellement de pouvoir sortir, de voir du monde enfin!", s'enthousiasme Juliette, 25 ans, qui a profité de la réouverture des discothèques en France pour goûter à un...

A partir du 16 février, danser en discothèque, boire un verre au bar ou assister à un concert est à nouveau permis en France (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - Sebastien SALOM-GOMIS)

« Ca manquait tellement de pouvoir sortir, de voir du monde enfin! », s’enthousiasme Juliette, 25 ans, qui a profité de la réouverture des discothèques en France pour goûter à un morceau de la vie d’avant Covid-19.

(Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Justin DAVIS)

Au Medellin, club situé à deux pas du pont de l’Alma à Paris, la salle est remplie pour ce premier jour de réouverture des boîtes de nuit, ou plutôt deuxième en ce qui concerne ce lieu.

A partir du 16 février, danser en discothèque, boire un verre au bar ou assister à un concert est à nouveau permis en France (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Brendan Smialowski)

« Nous avons ouvert à minuit précise la nuit dernière, comme la législation nous y autorisait », explique tout sourire David Benhamou, gérant du club, en gardant un oeil sur la salle pleine de clients.

Une fois le pass vaccinal présenté, l’ambiance rappelle furieusement ce qu’était sortir avant la pandémie: les masques disparaissent, la distanciation sociale n’est plus de mise. Au son des rythmes latinos, les aficionados de la piste de danse profitent pleinement de leur liberté retrouvée, dans le respect des nouvelles règles édictées par le gouvernement pour les établissements de nuit.

« C’est hyper convivial et je pense que les gens veulent vraiment s’amuser, ça nous donne encore plus envie de sortir parce que tout le monde veut vivre ce qu’on avait avant le Covid. Ca nous manquait de pouvoir sortir, d’être un peu tranquilles sans y penser, d’être un peu libérés de tout ça » insiste Ninon, étudiante de 21 ans.

Pour son ami Maxime, les sorties ces derniers mois étaient « entre amis et en appart. Mais on n’a clairement pas la même ambiance dans ce genre de lieu, c’est pour ça que ça fait plaisir d’être de retour ».

Car les discothèques françaises ont été durement éprouvées depuis le début de la pandémie en février 2020 dans l’Hexagone, fermées pendant plus de 18 mois sur les deux années de crise sanitaire.

Si le ministre délégué au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne a salué mardi « le professionnalisme et le sérieux du monde de la nuit », les discothèques, fermées depuis le 10 décembre, attendaient avec impatience de pouvoir retrouver leurs clients.

– Difficultés supplémentaires –

Au Sacré, club situé non loin des Grands Boulevards, cette période de fermeture n’a pas non plus été inactive, avec l’obligation de revoir l’ensemble de la programmation du lieu, qui propose également des concerts.

« On en a profité pour réaliser quelques travaux, remettre le club à neuf, en espérant pouvoir travailler, cette fois sans fermeture », explique M. Benhamou.

« La programmation d’une salle comme la nôtre se travaille des mois à l’avance, une fermeture de deux mois chamboule totalement notre agenda et engendre des frais supplémentaires, qui ont déjà été engagés », détaille Martin Munier, cofondateur du club.

D’autant que si cette réouverture soulage les professionnels, la succession de fermetures imposées en moins de deux ans va laisser des traces, malgré les aides annoncées par l’Etat en décembre.

« Certes le gouvernement a annoncé prendre 100% de nos coûts fixes en charge mais ça ne couvre pas le manque à gagner. Notre activité est saisonnière, les bénéfices de l’hiver doivent couvrir nos mois de fermeture en été. Comment payer nos charges sur ces mois sans activité reste une vraie question », explique Martin Munier.

« Nous avons eu de la chance car, malgré les longues périodes de fermeture, nous avons récupéré plus de 80% de notre staff. Mais certains endroits ont perdu près de la totalité du leur: quand pendant deux ans vous ne pouvez plus travailler, certains se reconvertissent et cherchent un emploi ailleurs », souligne de son côté David Benhamou.

Mais pour les clients du Medellin, l’important est de « faire la fête », comme le répète Josépha, 21 ans.

« Ca m’a vraiment manqué. S’il n’y a pas de boîte de nuit on fait sans mais c’est quand même mieux. Les gens sont sympas, c’est là qu’on s’amuse, qu’on sort, qu’on danse, c’est hyper important. C’est un plaisir d’être là ce soir », assure la jeune femme.

« Nous sommes prêts à reprendre rapidement notre rythme de croisière! Ce soir nous sommes déjà complets », assure M. Munier.

Signe que les oiseaux de nuit n’attendaient que l’occasion de repleupler la nuit parisienne.

els/

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